HADOPI : je suis contre, mais après ?

Il m’arrive de tomber ces derniers jours sur des commentaires, ici ou sur Twitter, me demandant de m’exprimer ou de donner mon avis sur la loi HADOPI, ou, mieux, me reprochant mon « silence » sur le sujet. D’abord, je m’exprime sur ce que je veux et quand je veux, et certainement pas sur commande (ou alors

Il m’arrive de tomber ces derniers jours sur des commentaires, ici ou sur Twitter, me demandant de m’exprimer ou de donner mon avis sur la loi HADOPI, ou, mieux, me reprochant mon « silence » sur le sujet.

D’abord, je m’exprime sur ce que je veux et quand je veux, et certainement pas sur commande (ou alors ça s’appelle un post sponsorisé et c’est payé – très cher) 🙂

Ceci précisé, je rappelle à ceux qui auraient raté un épisode que je n’ai pas attendu l’agitation actuelle autour de cette loi débile pour en parler en détail et donner mon avis. J’ai en effet publié un article en juin 2008 sur la question, soit bien avant que le projet HADOPI ne devienne une loi débattue au Parlement.

Je vous invite à relire cet article : Loi HADOPI : mauvais arguments et vraies inquiétudes, dans lequel je me fais l’avocat du diable (pas facile) en essayant d’exposer un point de vue objectif et modéré (encore moins facile), mais dont la conclusion est sans équivoque : je suis contre la loi HADOPI et tout le bordel réglementaire, intrusif et technique et qu’elle nécessite, qui plus est mal ficelé par des gens qui ne comprennent pas grand chose au web. Au même titre que j’ai toujours gueulé contre ces saloperies de DRM, ou, bien avant, contre la toute-puissance de la SACEM et de son racket organisé et à mes yeux totalement illégitime.

Mais je n’oublie pas que si HADOPI est une mauvaise réponse à un vrai problème, celui de la juste rémunération des artistes, ce problème précisément reste entier, et qu’il n’a pour l’instant pas de solution.

En fait la loi HADOPI, la levée de bouclier qu’elle suscite, et le débat autour, me mettent mal à l’aise : si je trouve ses dispositions et la surveillance qu’elle impose insupportables, il m’est aussi insupportable d’imaginer que certains artistes – et pas forcément les plus riches – éprouvent ou éprouveront les pires difficultés à vivre décemment de leurs créations en raison du téléchargement gratuit de leurs œuvres. Quand je dis « téléchargement gratuit », j’inclus toutes les formes de téléchargement et d’accès aux œuvres, et pas uniquement le piratage, qui n’est à mon avis qu’une partie du problème.

Il est également affligeant de constater que la position rétrograde des lobbies de l’industrie du disque (les industriels du plastique comme l’a si bien dit Fred) finisse par avoir un effet pervers inattendu : celui d’éloigner les artistes de leur public en parvenant à les rendre impopulaires, les faisant passer pour une cohorte antipathique de Big Brothers cupides (et stupides).

Mais j’ai le regret de penser également qu’avec HADOPI le gouvernement sait très bien ce qu’il fait, et qu’il parviendra certainement à son objectif : réduire drastiquement le téléchargement illégal en jouant sur la peur du cyber-gendarme. Cette loi, la publicité qui lui est faite, et les effets d’annonce successifs n’ont qu’un but : intimider le vulgus pecum, le citoyen lambda, vous savez, celui qui n’est ni geek ni tête brulée, et qui, au vu des sanctions encourues, cessera probablement tout net ses téléchargements. Si des statistiques fiables (?) démontrent après quelques mois d’application d’HADOPI que le téléchargement illégal a diminué ne serait-ce que disons de 30%, Madame Albanel pourra crier victoire, et elle sera reprise en chœur par l’ensemble de « l’industrie », avec l’inoxydable Pascal Nègre en chef d’orchestre.

Ce sera bien sûr une victoire à la Pyrrhus, masquant en fait un véritable échec : celui de l’incapacité d’une industrie à s’adapter son époque, et qui rejoindra de toute façon les cimetières de l’économie, tôt ou tard, HADOPI ne faisant que reculer une échéance inévitable.

L’époque où les musiciens et autres artistes devenaient milliardaires avec quelques chansons ou quelques films restera peut-être comme un épiphénomène de l’histoire de la création artistique, qui n’aura finalement duré qu’un demi-siècle. ll faut inventer un nouveau modèle de distribution des œuvres et de rémunération des artistes, équitable et profitable. Je suis personnellement prêt à payer une sorte de licence globale « privée », par exemple sous la forme d’un abonnement universel à un service comme Deezer (ou autre), à condition d’avoir la garantie absolue de pouvoir y accéder à tout moment, en tout lieu, et avec n’importe-quel terminal, ce qui est encore loin d’être le cas.

Mais combien d’entre nous sont-ils prêts à le faire ? Se battre contre une loi c’est aussi faire des propositions et être prêt à accepter des alternatives loyales…


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45 commentaires

  1. Belle article.

    Moi aussi j’ai réfléchi à d’autres alternatives à HADOPI et je n’étais pas forcemment favorable à la licence globale comme présenté par l’opposition à ce projet de loi. Un seul argument fait que je suis pas très favorable : tout le monde devra payer mais tout le monde ne télécharge pas. Oui mais… avec HADOPI on nous dit : ca va couter 70 Millions pour mettre en place le système puis 18 Millions par an (si je me trompe pas) de maintenance. On nous dit aussi que ces frais, seront à la charge des FAI, les FAI ont annoncé qu’ils ne veulent pas payer cette loi, donc c’est le consommateur final qui va payer, c’est à dire nous. L’un dans l’autre on paye quoi qu’il arrive.

    Donc vu que n’importe quel solution devra passer (c’est ce qu’on a comme impression) par la case porte mannie sous forme de taxe sur l’abonnement internet, autant adopter une solution qui rémunère la création.

    Donc pour la licence globale 😀 et contre HADOPI

  2. Ce que je trouve regrettable c’est l’asservissement d’un pan entier de l’économie, et en pan en croissance, à une seule industrie.
    Pour faire court, le gars bloqué par Hadopi, il visite plus Presse-Citron non plus donc toi aussi tu es pénalisé… alors que tu n’as pas commis de crime.
    http://www.declencheur.com/pho.....ie-france/

  3. Je suis d’accord avec ton point de vue. Il est certain que ce projet, même s’il n’aboutit pas, fait peur aux néophytes et c’est bien là l’enjeu. Mais est-ce ceux-là qui téléchargent illégalement le plus? J’en doute.

  4. La licence globale est un projet intéressant mais elle implique que tous les artistes soient affilié à la SACEM pour toucher une microscopique partie du pactole.

    Une bonne partie des artistes que j’écoute n’est pas affilié à la SACEM (ça leur coûterait plus chère d’y être inscrit que de pas l’être…), et je ne veux pas que mon argent aille à des artistes qui à mon avis ne le mérite pas et on en surtout pas besoin.

    Les majors feraient mieux de regarder ce qui se passe dans les labels indés (des packs vinyl + CD + téléchargement à moins de 20€, comment résister?), favoriser la découverte, l’échange, et vraiment se remettre à avoir des artistes intéressant et varié. Finis le temps de 4 artistes bankable par an, maintenant c’est plutôt une 40aine qui vendent moins. Et inutile de mettre 100 000€ de promo par disque, le net a de gros avantages pour pas chère.

  5. HADOPI n’empêchera pas de télécharger, on trouvera juste un autre protocole. Pour les musiques par exemple, je peux facilement les récupérer sans utiliser le protocole P2P.
    C’est pour les films que ça devient plus emmerdants, mais y’a aussi des solutions.

    Donc je m’en tape un peu, à la limite je pourrais me faire un peu de fric comme au début du net. 😀

  6. Une loi qui n’empechera pas le piratage de masse bien au contraire, les techniques vont évoluer, de plus au lieu qu’un gamin télécharge 3 ou 4 musiques par mois, c’est plutôt 3 ou 4 gigas de musiques qui vont circuler chaque fois  » à la main  » par clé usb entre copains justement par peur de se faire attraper.

  7. pour rebondir sur « avec HADOPI le gouvernement sait très bien ce qu’il fait »…

    J’ai encore plus peur que toi: je suis persuadé que l’outillage imposé servira à d’autres fins que la mise à mal de la contrefaçon audiovisuel… mais plutôt au flicage et détection des pensées, des blogueurs, de l’opposition, une nouvelle forme de fichage… certains députés UMP pensent la même choses, seulement une partie d’entre eux préfèreront être absents de l’hémicycle que de voter contre.
    notamment le député maire UMP de Six-Fours, J-S Vialatte: « Oui j’ai la liberté de ne pas voter. Soit en n’étant pas présent, soit en m’abstenant »
    Ca explique en partie l’absentéisme 🙂

  8. Au fait, c’est quoi « la juste rémunération d’un artiste » ? Ca peut pas vivre avec 2000€ par mois, un « artiste » ? Ca bosse plus qu’une autre personne, un « artiste » ? Il lui faut forcément gagner par tranche de 100 000€ pour pouvoir vivre, un « artiste » ?

  9. Vous semblez oublier le soucis DIRECT et MAJEUR de la loi HADOPI. La présomption d’innocence qui disparait !

    A l’instar des contrôles radar automatique, ça sera a VOUS de PROUVER votre innocence, et non au l’organisme en charge de l’affaire de le faire.

    Le hic, c’est que, la ou il est facile de prouver son innocence quand on se fait flasher en voiture, une simple déclaration de vol antérieure au flash annule la sentence (pour faire une analogie avec le piratage), il est globalement « IMPOSSIBLE » de prouver son innocence en ce qui concerne le téléchargement illégal.

    Ainsi, si quelqu’un vous pirate (vilain troyen, wifi hacké, etc etc), vous allez devoir prouver, VOUS MÊME que ce n’est PAS VOUS qui avez sciemment téléchargé.

    Comment comptez vous le prouver ? Ne cherchez pas c’est impossible.

    Une fois fois déclaré coupable, par le merveilleux filtre, vous serez donc condamné a vivre sans le net saus AUCUN moyen de prouver votre bonne fois.

    Au dessus même des majors et des artistes, c’est le principe même de la présomption d’innocence qui est bafoué et, par la même, la constitution française.

    Et pour en rajouter un peu. Il n’est même pas nécessaire de « pirater » pour être déclaré coupable. Un simple « mauvais » paramétrage peut suffire.

    Ex: vous utiliez un client P2P pour télécharger les demos de jeu, les derniers patch de WoW, des bandes annonces HD. Vous n’avez pas spécialement fait attention que le répertoire « partagé » du client, est celui ou vous avez rippé vos CD (sachant que dans 99% des cas, la lecture des répertoire est récursive). bing, vous partagez sans trop le vouloir vos MP3 … coupable !

  10. Malheureusement Hadopi ne « protège » (si on peut parler de protection et non de répression) que les artistes déjà connus (voir commentaires de @Bacteries @Ced).
    Et j’ajouterai que selon ma propre expérience la téléchargement à pousser à la consommation et à la qualité…

    Je ne citerai personne mais en gros 98% des gens que je connais téléchargent et pourtant ils ont presque tous une carte de cinéma intégrale, ils achètent patate de DVD par mois, des jeux vidéos et achètent pleins de BD/romans… de toute façon ils ne pourraient pas payer plus…

    Je pense honnêtement que si le téléchargement illégal n’existait plus il y aurait beaucoup moins de ventes…

  11. Eric

    @Ced :
    Bonne question, mais réponse difficile : un artiste procure aussi du rêve et des interrogations sur la société (enfin normalement un vrai artiste) et il est difficile de mettre un prix à cela…

  12. Malheureusement Hadopi ne « protège » (si on peut parler de protection et non de répression) que les artistes déjà connus (voir commentaires de @Bacteries @Ced).
    Et j’ajouterai que selon ma propre expérience la téléchargement à pousser à la consommation et à la qualité…

    Je ne citerai personne mais en gros 98% des gens que je connais téléchargent et pourtant ils ont presque tous une carte de cinéma intégrale, ils achètent patate de DVD par mois, des jeux vidéos et achètent pleins de BD/romans… de toute façon ils ne pourraient pas payer plus…

    Je pense honnêtement que si le téléchargement illégal n’existait plus il y aurait beaucoup moins de ventes !

  13. Ced, selon les chiffres disponibles, seuls 3% des inscrits SACEM touchent des droits d’auteur supérieurs au SMIC. Les musiciens, comme les auteurs de livres d’ailleurs, sont majoritairement des gens qui ont un métier à côté, pour vivre…

    Et comme le dit Eric, hadopi ou pas de toute façon le problème reste entier de ce côté-là…

    Eric sur la licence privée, je pense aussi que l’on va vers cela mais je ne m’en réjouis pas trop, car les marketeurs de ces offres tenteront par tous les moyens de maximiser leurs profits à coup d’exclusivités, de packs et autres abonnements à étage. De plus ce secteur se consolidera et des mastodontes (opérateurs télécom par exemple) concentreront l’offre, faisant plier les détenteurs des droits et écrasant les artistes encore plus…

  14. Hadopi, c’est une mauvaise réponse à un vrai probleme, tu l’a bien expliqué.

    Cette loi aurai été adapté en 1999, mais pas en 2009, c’est trop tard pour cette loi…

  15. J’ai quand même bizarrement l’impression que les lois votés sont pour les 3% touchant plus du SMIC par mois venant de la SACEM.
    Pourquoi voir le CD / Vinyl / … comme la principale source de revenue des artistes? Non bien sûr c’est le live et la vente d’objets liés (t-shirt par exemple).

    La musique enregistrée est là pour promouvoir les artistes, leur assuré un petit revenu et surtout les faire connaitre et faire venir du monde à leur concert.

    Le net à cassé le monopole de la promo des majors, a part pour passer à la télé à quoi sert désormais une major? Des artistes ont réussi à percer, faire des têtes d’affiches de grand festival en étant indépendant… (cf Enter Shikari en Angleterre).
    Mattrash, buzz web français, indique qu’il vend et gagne sa vie plutôt bien. Il fait même des concerts. Et grâce à quoi? Youtube…

    J’aime la musique et je souhaite que les artistes vivent de leur art. Mais je ne vois pas pourquoi un artiste aurait une rente à vie et surtout, un musicien c’est en live que ça se vit et qu’il doit en vivre.

    Hadopi c’est une dernière tentative pour sauvegarder une espère en voie de disparition et de certains artistes qui l’ont été.

  16. La juste rémunération d’un artiste pourrait être 80% des bénéfices pour lui, le reste pour le réseau de distribution versus 1-5%.

    Et cà, le P2P et assimilé le permettent. Raison de plus pour les majors de chercher à tout prix à se débarrasser de ces concurrents parallèles.

    J’adhère pour ma part plus au modèle Jamendo qu’à ceux tendant à reproduire un modèle de major communautaire. Un avis tout personnel.

  17. Est-ce que ce n’est pas le principe du permis à point, une sanction appliquée sans jugement préalable.
    En gros, on sera accusé de piratage sans avoir été jugé, sans avoir eu l’occasion de se défendre, on sera sanctionné sans procès équitable, donc comme le permis à point un série d’avocats va s’engouffrer dans la faille, et expliquer pour ces sanctions sont « hors la loi »
    A cela s’ajoute le fait que le téléchargement anonyme va s’imposer vite fait bien fait.

    Mais entre nous, si je prends comme exemple SONY BMG qui se plaignent, on va dire c’est norma!
    Ils expliquent aux artistes que c’est la faute du téléchargement illégal si ces derniers gagnent moins d’argent, mais ils ne leurs donnent les chiffres engendrés par la vente de lecteur divx, lecteur mp3, graveur DVD, disk dur multimédia, tout cela grace au millards de video et musique téléchargés, je pense qu’il ya une balance comptable à faire du chiffre d’affaire réalisé par tout ce beau monde.
    Parmis les solutions, est-ce envisageable de « tracer » le contenu multimédia (mp3, divx) disponible sur le web? et d’envoyer la facture directement aux internautes, ou alors leur laisser la possibilité de justifier qu’ils sont bien en possession des originaux…
    Voilà, voilà mes sentiments sur ce sujet !

  18. thebl0gbusters on

    @ Eric :
    Un abonnement à Deezer ou autre ne suffira pas à rémunérer correctement l’artiste. Même si nous sommes nombreux à payer un abonnement, les titres écoutés seront encore plus nombreux, du coup le ratio fera forcément tomber le revenu par titre.

    Pour reprendre un des posts des commentaires, peu d’artistes vivent de leur musique avec les droits sacem.
    Ce qui veut dire qu’au final ce n’est pas le mp3 qui peut faire vivre les 97 % d’artistes restant.

  19. Déjà il faut savoir que les technologies et autres protocoles de téléchargement évolue très rapidement et qu’il existe certains extrêmement sécurisés.

    Ne parlons même pas de clickster qui trouve n’importe quelle chanson via google.

    N’oublions pas aussi le développement des réseaux de partage dit sociaux, où le partage ne se fait qu’entre une communauté de confiance.

    Mais ce qui me révolte c’est l’existence de la commission d’Albis qui décrète les taxes sur les moyens de stockage relatives à la copie privé (rappelons que seul les représentants de l’industrie de la musique y siège). Quand le concept de copie privée était appliqué seul celui qui partage est condamné. Vue que même celui qui télécharge est maintenant condamné alors cette taxe est caduc vu que l’on ne va pas payer une taxe pour un contenu payant.

    La majorité de mes amis durant le lycée et tous les jeunes que je connais télécharge parfois des centaines de mp3 par mois comme des consommateurs aveuglés par leur désir de découverte. Est ce que l’industrie de la musique croit vraiment que s’ils ne téléchargeaient via p2p chaque jeune se permettrait d’acheter chaque mois des centaines de morceaux??? Sachant que la majorité de ces morceaux ne sont pas écouté plus de deux fois.

    Pour ce qui est des films, je suis étudiant, même avec le tarif réduit à 5 euros, c’est difficile pour moi de partir au cinéma plus de 2 fois par mois. Si le téléchargement n’existait pas je n’aurais pas UN CENTIÈME de ma culture cinématographique, j’ai vu des films que je n’aurais jamais réussi à trouver en vente légale ou en location. Aussi dans tous les films que j’ai téléchargé il y a peut être la moitié que je n’aurais jamais pris la peine de regarder si il s’agissait de partir au cinéma car le fait de les regarder ne s’inscrivait que dans une démarche de pur consommateur avide de remplir une soirée de glandage.

    Petite anecdote: Je suis un étudiant qui vient du Maroc, en classe de troisième avec mes amis, on a pris le train pendant deux heures, pour rejoindre la ville de Casablanca et pour pouvoir regarder Star Wars III dans des conditions décentes et parce c’est une oeuvre qui en valait la peine pour les geeks que nous étions. (est c’est pas le seul film pour lequel on a fait ça)

    Ah, oui, le cinéma dont je parle et qui est situé à Casablanca est un multiplex Mégarama, qui pourrait rivaliser avec les meilleurs multiplex français, et pour des films qui viennent de sortir le prix maximum est de 45 Dirham ce qui fait un peu moins de 4 euros.

  20. A mon avis le gouvernement français se fout pas mal des artistes. Je pense plutôt comme Jaxx qu’il s’agit d’un moyen (d’essayer) de contrôler le web.
    « J’ai encore plus peur que toi: je suis persuadé que l’outillage imposé servira à d’autres fins que la mise à mal de la contrefaçon audiovisuel… mais plutôt au flicage et détection des pensées, des bloggueurs, de l’opposition, une nouvelle forme de fichage… »
    L’argument du téléchargement de musique n’est qu’un prétexte pour mettre un système de contrôle en place.
    Ainsi il est facile de traiter toutes les personnes s’opposant à ce genre de loi à des pirates et à des personnes qui profitent des artistes.
    Idem en Allemagne; une loi vient de passer permettant au gouvernement d’imposer aux FAI un filtre (une blacklist dont les sites s’y trouvant sont décidé par une commission d’experts du gouvernement). La ministre allemande des telecom à utilisé l’argument des sites pédophiles et que ce filtre permettra d’empêcher ce genre de site. Alors évidemment personne n’ose s’opposer à une telle loi, de peur d’être traité de supporter de pédophile.
    Tout le monde parle de musique et de droit d’auteur etc alors que là n’est pas le problème qui est en train d’arriver sur nous. Il s’agit d’un patriot act digital à l’européenne.
    D’un autre côté je trouve intéressant que partout en europe un monté de sympathisant de parti tel que le pirate party http://www.piratpartiet.se/international/english, sympathisant du fameux pirate bay est observé. (Ils sont déjà troisième parti politique en Suède notamment devant les verts et le PC.

  21. Un exemple de la censure déjà effectué en Allemagne, l’adresse http://www.wikileaks.de (pour ceux qui ne connaisse pas wikileaks est une sorte de wikipedia sans censure, allez voir sur leur site pour plus d’explications)à été fermée.
    http://translate.google.com/tr.....#038;tl=fr
    (version francaise traduite par google.)
    L’allemagne et la chine sont pour l’instant les deux seul pays à vouloir couper complétement l’accès à wikileak.
    L’australie a déjà commencé avec sa liste de sites interdits.

  22. A mon avis cette loi risque d’avoir l’effet inverse du but recherché. En effet le développement de technique de téléchargement anonyme ou crypté pour le grand public va s’accélérer. Et ce genre de réseau anonyme va profiter au vrai cybercriminelle.

  23. @sebastien.

    WikiLeaks.de back in service
    From Wikileaks
    Jump to: navigation, search

    April 19, 2009

    WIKILEAKS PRESS RELEASE

    On 17th of April, WikiLeaks.de was returned into an operational status and the project is available again via its German domain.

    The domain had been dropped by the former domain registrar, Beasts Associated of Hamburg, and as a consequence had been parked ‘in transit’ on the Denic domain servers. We are glad to announce that with combined support of DeNIC, InterNetX and Lutz Donnerhacke from IKS GmbH in Jena, the domain is now back up. It is now registered with IKS Jena and has been enhanced with DNS Security Extensions (DNSSEC) to further control over the domain and enhance the trust of users towards the domain.

    Further information on the story can be found in the WikiLeaks updated press release and an Interview with WikiLeaks.de domain sponsor Theodor Reppe.

  24. Ced a dit:

    « Au fait, c’est quoi “la juste rémunération d’un artiste” ? Ca peut pas vivre avec 2000€ par mois, un “artiste” ? Ca bosse plus qu’une autre personne, un “artiste” ? Il lui faut forcément gagner par tranche de 100 000€ pour pouvoir vivre, un “artiste” ? »

    Ced, ta question sort complètement du cadre de la loi hadopi, c’est une question plus largement politique, et qui en l’occurrence tend vers le communisme. L’immense majorité des artistes ne vit pas de son art. Ceux qui gagnent des centaines de milliers d’euros sont les plus populaires. C’est le système libéral/capitaliste qui veut ça.

    Si on remet ça en cause, alors on remet aussi les salaires des grands patrons en cause, les salaires des businessmen, bref, tous les salaires qui s’élèvent à plus d’une certaine somme que tu auras fixé arbitrairement. Et puis on interdit le lotto aussi 😀

    Bref c’est agaçant d’avoir souvent comme réponse les salaires mirobolants de certains artistes quand on remet en cause le téléchargement illégal.

    L’art est un business comme un autre, il se paye, certains gagnent plus que d’autre, il n’y pas de raison pour que les salaires mirobolants de certains artistes soient plus scandaleux que ceux des grands patrons, d’un mec qui aurait jouer au lotto (parce que c’est aussi un coup de chance), ou d’un joueur de foot.

    S’il fallait remettre quelque chose en cause, ce serait tout le système et pas seulement le domaine de l’art. Le système étant ce qu’il est, il est normal qu’une super star gagne des millions (dans la logique de notre système économique j’entends).

  25. Une « redevance » globale, oui, pourquoi pas.
    Le téléchargement payant, aussi.
    Acheter une galette, même si c’est déjà un peu has been, oui.
    Ma seule condition : soutenir l’ARTISTE. Si 80% du prix était versé à l’artiste, alors je crois que, sincèrement, j’achèterais toute la BONNE musique que j’ai envie d’écouter. Mais là, sur un album à 9,99 euros, combien gagne l’artiste ?
    Que le support ait un coût, qu’il soit en plastique ou qu’il soit une suite d’octets dans une immense baie d’hébergement, je le conçois très bien. Mais que le fournisseur de ce support se prenne 80% du prix, j’avoue, j’ai un peu de mal…

  26. Désolé, Éric, mais de cet article (qui est certes très bon), je ne retiendrais que le premier commentaire.

    Enfin plus exactement le premier mot du premier commentaire.

    Premier mot, déjà une faute. Joliiiiiii 😀

    (Je sais, ça n’a rien à voir avec ton billet, mais ça m’a bien fait marrer)

  27. Moi, j’attends avec impatience le vote de cette loi, car elle offre (si j’ai bien compris) des avantages significatifs et un statut aux blogueurs pro !

  28. « Mais je n’oublie pas que si HADOPI est une mauvaise réponse à un vrai problème, celui de la juste rémunération des artistes, ce problème précisément reste entier, et qu’il n’a pour l’instant pas de solution. »

    Pour apporter une vrai réponse, il faudrait remettre à plat le système existant : les sociétés d’auteurs et les majors. Pourquoi la redistribution de la valeur n’est pas moins égoïste ? Ces sociétés oublient qu’elle n’existent qu’à travers leurs artistes et non l’inverse.

    Je connais de vrais artistes qui pour vivre doivent travailler à coté car, téléchargés ou non, ils ne peuvent pas encore compter sur visibilité et redistribution suffisante. Je ne peux que les aider à avoir un peu plus de visibilité : http://www.myspace.com/heyheymymyband

  29. Excellent !!
    Franchement Eric, je pense que c’est le meilleur article depuis le début de l’année (IMO).
    Je suis souvent assez prompt à la critique, alors il faut aussi souligner quand c’est bon, et même très bon 😉

    C’est d’autant plus facile d’applaudir que je suis d’accord à 100% avec toi (le titre de l’article à lui seul résume ma pensée). J’avais tenté de poster un commentaire chez Korben (avorté pour cause d’aléas techniques) qui comprenait grosso-modo les réflexions exprimées ici, et j’ai publié un article sur mon site dans la même veine. Mais là, bravo, c’est bien vu et bien écrit. Et en plus, les différents commentaires sont eux aussi de qualité, ce qui rajoute au débat.

    En dehors des critiques pures sur la loi elle-même, que l’on rabâche sur tous les blogs depuis des mois (ok, c’est bon, tout le monde sait maintenant que cette loi EST RIDICULE…), le VRAI problème auquel on doit réfléchir c’est comment concilier « rémunération des artistes » avec « liberté des internautes »..
    D’où l’excellent « mais après ? »

    La licence globale pose le problème (comme souligné dans un des commentaires ci-dessus) de trop ressembler à une taxe/impôt : une grande partie des internautes « lambda » ne télécharge pas, je ne vois pas pourquoi ils paieraient pour les autres. Le concept de « licence globale privée » évoqué dans l’article me plait beaucoup plus. Ceux qui veulent avoir accès à de la musique ou du cinéma paieront une « option » supplémentaire. Encore faut-il que le coût soit suffisamment attractif pour les dissuader de télécharger illégalement.
    Ce problème de coût est d’ailleurs au centre du problème : personnellement, un titre à 0,99 euro, ça me semble LARGEMENT abusé. Si le prix des téléchargements légaux était fortement réduit, cela donnerait plus d’arguments à une loi réprimant le téléchargement illégal.
    Car OUI, il faut une loi répressive : sinon on avancera pas.. Certes, PAS CELLE qui est actuellement proposée, et SURTOUT, APRES que le nouveau modèle économique de distribution/consommation soit établi.

    Notes :

    1) Ayant été compositeur dans ma jeunesse, je reste très attaché au concept de droit d’auteur. Le concept de « musique gratuite » est totalement idiot : connaissant le coût d’une journée d’enregistrement dans un studio professionnel (et même en imaginant que les prix baissent), c’est totalement illusoire de penser qu’à terme les artistes pourront vivre de leurs seuls concerts. Si le CD a vécu, alors il faudra trouver une manière de les rémunérer via la diffusion Internet.

    2) Les grandes maisons de disque (« majors ») sont les ennemis tout désignés dans ce combat. Je suis partiellement d’accord, parce qu’ils ont largement profité du système et ont exploité des milliers d’artistes qui n’avaient pas d’autre choix que de leur céder. Néanmoins, à l’époque où le téléchargement n’avait pas cette importance, je peux vous assurer que l’on était TRES CONTENT de voir ces « requins » s’intéresser à nous.. 😉 (et un contrat a bon n’être qu’à 4-5%, c’est quand même un contrat..)
    Et même aujourd’hui, si la démocratisation des moyens d’enregistrement, mixage et mastering (studios personnels) permet de réduire les coûts, et si Internet permet d’envisager une certaine promotion « gratuite », il n’en reste pas moins que si vous voulez aujourd’hui gagner un peu d’argent avec votre musique, il faut être remarqué par une de ces maisons de disques…
    (il y a peut-être quelques cas isolés qui me contrediront, mais concrètement ces cas finiront par « tomber » dans l’escarcelle des majors, pour « gagner plus »…)

    3) Le problème du téléchargement illégal ne doit pas UNIQUEMENT se voir d’un point de vue CONSOMMATEUR..
    Cela influe également sur de nombreux métiers intermédiaires : musiciens, ingénieurs du son, arrangeurs, producteurs, etc…
    (et dans le domaine du cinéma, c’est pire, là ce sont des millions d’emplois qui sont en jeu).
    Il faut bien que tous ces intermédiaires soient rémunérés, donc la problématique « rémunérer les artistes » est en soi réductrice : l’auteur, le compositeur, l’interprête, doivent effectivement être rémunérés, mais EGALEMENT tous ceux qui ont permis à l’oeuvre d’arriver jusqu’à vos oreilles…

    Conclusions :
    – la loi HADOPI est mal adaptée au problème.
    – la loi HADOPI est contestable (juridiquement, techniquement, etc…).
    – le téléchargement illégal est MAL. Il faut donc trouver des solutions pour le réduire au profit d’offres légales adéquates, dont le coût serait à la fois acceptable pour les consommateurs et pour les différents acteurs de la filière (artistes, producteurs et intermédiaires).

  30. Bel article encore une fois !! Avec la prolifération des sujets autour d’Hadopi je croyais en avoir fait le tour, mais encore une fois votre analyse me semble juste et pertinente.

    Je me permettrai seulement de développer une autres idée :
    – Elle concerne la technologie p2p, qui est aujourd’hui la cible de toutes les attaques alors même qu’elle apparaît à mes yeux comme la meilleure solution pour réaliser des économies de serveurs et bande passante. Alors que des sites comme YouTube, DailyMotion connaissent des difficultés majeures à rentabiliser leur capital, il suffit d’observer Spotify pour se rendre compte à quel point l’utilisation du p2p, délimitée par un cadre payant, est efficace. Bilan -> Il en ressort un véritable modèle économique qui rencontre un fort succès bénéficiant tout aussi bien à l’utilisateur qu’à l’entreprise.

  31. en plus des majors qui profitent et voient leurs modèles s’effondrer, les sociétés de gestion de droits d’auteur sont des organismes complètement opaques qui ont le monopole du brassage de la totalité des taxes et de la redistribution des droits

    le problème c’est que personne n’est capable d’expliquer ni de comprendre leur fonctionnement, l’argent y entre, il en ressort aussi une partie…

    une chose est sûre c’est que les « petits » artistes (la majorité) ne sont pratiquement pas soutenus ni par les majors ni par les sociétés de gestion de droits

    c’est donc normal qu’une partie d’entre eux se tournent vers des solutions alternatives, des labels indépendants…

    de toute façon ni les majors, ni les sociétés de gestion de droits ne les retiennent, leur seul but est de garder leurs monopoles et leurs revenus, quitte à pactiser avec les partisans de la surveillance globale de la population

  32. Ok, d’après toi ce sera une victoire si les téléchargements baissent de 30%

    Mais la vraie question est : les ventes de disque vont elles augmenter proportionnellement à la baisse du téléchargement ?

    Je m’explique : je n’ai pas acheté beaucoup de cd dans ma vie, et bien avant qu’existe internet, ceci dit j’ai beaucoup téléchargé sur le net par la suite. Si demain j’étais dans l’incapacité complète de pouvoir télécharger, je ne pense pas que j’achèterai de la musique pour autant..

    Et je ne pense pas être le seul dans ce cas. Aujourd’hui le téléchargement illégal a bon dos pour justifier les chiffres de plus en plus bas des maisons de disque. Mais en se creusant un peu, on peut trouver une multitude de raisons qui poussent les gens à moins consommer qu’avant .. le téléchargement illégal est sûrement une partie du problème, mais s’il s’avère qu’il ne le résoud pas, que vont ils faire ?? Nous mettre un couteau sous la gorge pour nous forcer à acheter ?

    Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi le gouvernement s’entête à dépenser près de 100 millions dans un projet de loi débile, qui ne rapportera pas un sous, alors que dans le même temps les plateformes de téléchargement légales françaises déclarent ne pas être rentable, non parce que leur volume de vente est faible, mais parce qu’elles sont saignées par les maisons de disques !

    Or dans le même temps, iTunes se fait des c…. en or, et Amazon va sortir le mp3 à 0.30cts ! Alors au lieu de dépenser l’argent public dans le seul but de menacer le consommateur, ils feraient mieux de se mettre au point sur un vrai business plan à adopter, entre producteurs, FAI et fabriquants de matériel !

  33. @Julien

    bah t’as déjà le couteau sous la gorge quand tu achètes un CD vierge, une carte SD, un disque dur…

    la prochaine étape sera sûrement de rajouter une licence globale obligatoire comprise dans le prix de l’abonnement FAI pour couronner le tout!

    après la TV, manquerait plus que la presse et l’édition papier suivent la même voie…

  34. je voudrais porter le débat hadopi plus loin..des projets de ce type ont failli etre adopté en Angleterre, nouvelle zélande…je vais très souvent en asie du sud est, Thailande et Malaisie ou le piratage industrielle est un vrai fléau , la ou pour moins de deux euros tu as une copie parfaite de l’original, meme la jaquette est reproduite à l identique..normal la plupart des copies sont faites d’après les masters..sauf dans les coins à touristes ou les pigeons achètent des copies faite maison.
    les majors depuis des décennies ont fait du lobbying auprès des usa notament pour qu’il fasse eux meme pression sur les gouvernement de ces petits pays..en vain…la corruption et les sommes en jeux faisaient que des gens très haut placé dans les gouvernement de ces pays en tiraient profit. en 2000 les majors ont meme fait un accord secret avec les usines pirates..vous stoppez la production de k7 audio et on vous fout la paix pour les cd. du moins dans les coins à touriste(car les gouvernement locaux ont toujours dit que seuls les étrangers achetaient des cd piratés)
    je connais perso, des locaux qui ont des boutiques ou des stands de cd ….tous sont unanimes…les cd audio c est quasi terminé…les gens chargent sur internet et ne veulent meme pas payer une copie 2 euros..ils disent que les clients leur reprochent de vendre trop cher des copies (2euros seulement), d’avoir peu de choix…La ou les majors ont dépensés des millions de dollars, là ou les pressions diplomatiques ont été quasi inefficaces internet et le p2p ont réussi….les majors devraient se poser la question de savoir s il n y a la une formidable opportunité de vendre par internet de la musique à un prix abordable pour les populations locales, et ainsi generer de nouveaux revenu..un cd neuf coutant 2 journées de travail dans ces pays…d’ailleurs les tower records, et autre gros disquaires ont tous fermés en asie du sud est sauf à singapour.
    c est dire si mes amis se rejouissent d’avance si nos gouverenement metetnt en place des mesures type Hadopi..pour eux cela sera le retour au bon vieux temps..on profitera de nos vacances pour faire le plein sur son ipod ou en cd…on verra aussi sur nos marchés locaux en france des vendeurs à la sauvette,
    et puis la technologie reprendra le dessus et on trouvera un autre protocole…comme me disait un ami informaticien malaisien..interdire le protocole p2p,c est comme si tu interdisait par exemple les serrures a barillet mais il y a 10 autres types de serrure qui peuvent fonctionner aussi efficacement..
    les majors doivent arréter de se gaver en vendant des cd dont le prix est le meme depuis 25 ans…les majors ont été dirigés par ces cranes d’oeuf venant des l’agro alimentaire en autre..pas par de vrais passionnés…maintenant c est toute la chaine de distribution qu’il faut revoir…un simple constat combien de fois etes vous allez à la fnac et vous n avez pas trouvé le cd que vous cherchiez? alors que sur internet quelques clics suffisent…pour autant vous auriez été été pret a payer, si le cd était dispo.Sur internet vous allez payer à qui? l’offre est ridicule surtout pour certains style de musique ou seul le p2p peut vous offrir ce que vous recherchez en vous mettant en contact avec d’autres fans.
    madame albanel de la part de mes amis asiatiques faites passer votre loi et faites aussi du lobbying pour que d’autres pays en fasse de meme..ainsi ils pourront retrouver leur chiffre d’affaire perdu, les policiers en chargent de surveiller mes amis vous implorent egalement.;car ils souhaiteraient acheter une nouvelle auto ..etc

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  36. Quelques remarques.

    Il y a des artistes qui gagnent plein d’argent grâce à Internet et au piratage organisé.

    La promotion par Internet est infiniment plus efficace et moins onéreuse que le marketing traditionnel. Mais il faut bouger son cul et éventuelement se recycler.

    Qu’attendent les artistes pour larguer les majors et distribuer directement sur Internet ? L’App Store est là pour démontrer que sur le web, où l’on compte les auditeurs potentiels par millions, un album vendu, disons 5 euros maximum, peut rapporter très gros, avec des frais minimes. En revanche il ne sera plus possible de matraquer avec des daubes ! Les nuls ont du souci à se faire. Vous me permettrez de ne pas les plaindre.

    Techniquement, Hadopi est déjà dépassée avant d’être en application. Le streaming va remplacer vite fait le P2p. En attendant mieux. L’exemple d’Apple démontre tous les jours qu’entre les sociétés commerciales établies et les hackers, la partie n’est pas égale. Et je ne parle pas du duel à venir entre l’administration française, championne toutes catégories du surplace institutionnalisé, et les hackers. Ça va être croquignolet !

    Dans une France où un Besson et un Sarkozy se posent en champions de la probité et de l’honnêteté intellectuelle ce genre de débat à, c’est mon sentiment, quelque chose d’ubuesque.

    Merci à Tarik pour Clickster que je ne connaissais pas.

  37. Le plus gros problème c’est quand même le transfert de l’argent réel en argent virtuel, personnellement je n’aime pas payer par portable et je n’ai pas de compte en banque car trop jeune, donc je suis cuit une seul solution: le téléchargement illégal.

  38. @nicox1 ? trop jeune pour un compte ? à 15 ans j’avais même une visa electron, qui donc fonctionne en ligne.

    Sinon, passe commande sur Amazon ou avec le panier iTunes avec l’aide d’un parent… déduit de ta fiche de pa… heu de ton argent de poche…

    Faudra chercher une autre justification… Le « c’est trop cher » est nettement plus légitime qu’un « j’ai pas de moyen de paiement »

  39. Un des problème principaux est aussi qu’HADOPI tente d’imposer une réponse juridique « globale » à trois problèmes très différents. La problématique actuelle n’est pas la même pour l’industrie de la musique, l’industrie du cinéma et l’industrie vidéoludique…

    C’est surtout là où on se trompe : nos gouvernement nous répète depuis 2005, qu’ils prennent dans un premier temps la question sous l’angle juridique et qu’ils aideront les industriel à se transformer ensuite… Alors qu’en procédant à l’inverse, on débloque les leviers et on peut mettre en place des outils juriques adaptés.

    Et des solutions industrielles ils en existent :
    – licences globales (ça existe déjà pour la radio)
    – vente de « service culturelle » plutôt que de « bien culturelle »
    – taxes sur des places de concerts
    – publicité

    – baisse de prix des place de cinéma
    – achats de droits de films/série pour diffusion web mondiale (j’aime pas l’idée de web cloisonné par pays)


    Et le problème est typiquement français, les majors américaines ont sauté le pas et avance, il n’y a qu’a voir http://www.hulu.com/

  40. HADOPI aura quand même le mérite d’obliger le conseil constitutionnel à ce prononcer sur internet.Et, la il faut dire que la décision qu’il ont prise est plutôt bonne.

    Bon maintenant, je télécharge au MacDo. Chez moi, suppression du Wifi (oui des gens profité de bon débit à l’insu de on plein gré), plus de téléchargement.

  41. Je suis également opposé à la loi HADOPI qui est une loi liberticide. Le problème est complexe. Mais cette loi n’est pas que liberticide elle est aussi injuste. Injuste parce que couper l’ADSL à toute une famille parce qu’une personne aura téléchargé des MP3 avec la ligne ADSL est inacceptable… La loi ne répond pas à de nombreuses questions : comment se défendre si la ligne a été piratée, si les email d’avertissement n’ont pas été reçu ou ont été noyés dans le spam .. Sarkozy doit retourner l’ascenseur à ses « amis » du showbizz qui ont participé à son élection .. Alors on écrit une loi faite dans la précipitation qui vise surtout à protéger les intérêts d’une poignée d’artistes bancables qui ont déjà accès libre sur les media ou ils font gratuitement leur promotion à longueur de journée …

    Je parie et j’espère que cette loi aura pour effet de détourner le public de cette caste omniprésente d’artistes milliardaires pour les amener à découvrir de nouveaux talents qui diffusent leurs musiques sous licence libre, qui se produisent en concert, dans la rue .. C’est ça la vraie culture ! La culture vivante !

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