L’homme qui a partagé Deadpool sur Facebook risque six mois de prison

Alors que Trevon Franklin a mis en ligne une copie piratée du film Deadpool sur Facebook, le gouvernement américain recommande une peine de six mois de prison.

Deadpool prison

À peine une semaine après que le film soit sorti au cinéma, l’américain de 22 ans Trevon Franklin a décidé de partager une copie directement sur Facebook. Autant dire que le succès a été au rendez-vous puisque la version en ligne a été vue 6 386 456 fois en quelques jours à peine, avant qu’elle ne soit supprimée. De fait, le gouvernement semble prêt à en faire un exemple afin de dissuader les utilisateurs qui pourraient s’inspirer de l’idée.

Six mois de prison pour avoir enfreint la loi de manière « effrontée et publique »

Si Trevon Franklin n’est pas à l’origine de la copie initiale du film, mettre Deadpool en ligne est tout de même une violation des droits d’auteur. Téléchargée à partir du site Putlocker.is et partagée sur Facebook sous un pseudonyme, la version piratée a mené à l’ouverture d’une enquête du FBI. Alertées par le gouvernement fédéral, les autorités ont retrouvé la trace de Franklin à la fin de l’été 2017. Si l’américain a plaidé coupable d’un délit de classe A passible d’une peine d’emprisonnement maximale d’un an au mois de mai afin d’obtenir une réduction de peine, les autorités requièrent toujours six mois de prison. Dans le document à ce sujet, il est écrit : « le gouvernement recommande une peine d’emprisonnement de six mois, suivie d’une peine d’un an de libération supervisée et d’une évaluation spéciale obligatoire de 100 dollars ».

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De la même façon, le gouvernement américain indique que Franklin a enfreint la loi de façon « effrontée et publique » et qu’il « semble s’en moquer ». En effet, TorrentFreak indique que les commentaires Facebook suggérant à l’utilisateur qu’il violait les droits d’auteur ont tous suscité la même réaction : du dédain. « Si c’est un crime, pourquoi ma merde n’a pas été signalée ? », a-t-il par exemple répondu à un internaute.

De plus, Trevon Franklin est allé jusqu’à annoncer la création d’un nouveau groupe Facebook dédié au partage de films piratés baptisé « Bootleg Movies ».

Le tribunal californien sera en charge de la décision pénale.


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