C’était un dimanche soir caniculaire, la veille du 14 juillet. Mon téléphone a vibré et j’étais d’emblée intrigué, car il s’agissait d’une notification Facebook, un réseau social sur lequel je passe de moins en moins de temps.
Il y a certes encore quelques amis qui vous écrivent sur Messenger, mais la plateforme de Meta en elle-même ne présente que très peu d’intérêt pour moi aujourd’hui. Et pour cause, elle me bombarde de publications souvent ineptes et il ne s’agit que d’une perte de temps. Mais ce jour là, j’ai vu sur mon écran s’afficher une information stupéfiante : un vieil ami m’avait poké.
Père Castor, c’est quoi un « poke » ?
Le« poke » (ou « coup de coude » en Français) a été ajouté sur Facebook dès le lancement du service, en 2004. C’était l’une des toutes premières options disponibles pour interagir avec d’autres utilisateurs, bien avant l’apparition des « likes » ou des réactions.
À l’époque, le site était encore réservé aux étudiants de Harvard, puis à d’autres universités américaines. L’option était conçue comme un moyen simple et sans message de signaler sa présence, sans but précis, ce qui a contribué à son mystère et à sa popularité initiale.
Au fur et à mesure, l’outil a été largement délaissé. Puis, contre toute attente, la firme de Mark Zuckerberg l’a remis au goût du jour en 2024. Pour l’occasion, le géant de la Tech a même amélioré les suggestions d’amis à « poker » et facilité l’accès à cette fonction via la recherche.
Reste une question de taille : pourquoi ce pote m’a-t-il poké ? Sa réponse : « Je suis en train de mener une guerre avec une connaissance et tu es apparu dans mes suggestions de pokes. Pour la blague, j’ai trouvé drôle de rappeler que ces machins existaient encore ».
Un web où tout semblait possible
Au delà de cette plaisanterie, qui m’a bien fait sourire, cette initiative m’a rappelé une époque qui a marqué tous ceux qui ont connu le début de Facebook en France et l’émergence du web 2.0. Un temps où ces plateformes n’avaient pas été profondément modifiées par les algorithmes et servaient vraiment à communiquer.
Une période, finalement assez unique, où l’on allait jusqu’à planifier nos soirées ou nos retrouvailles en public. Des années où nous nous réunissions par passion et où Internet était censé rassembler les hommes, voire faire tomber les dictatures. Une phase où nous étions finalement nous même sans chercher à nous inventer une vie et où tout semblait possible.
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