- Une ONG américaine dénonce la conception des Chromebooks
- Sur ces machines, ChromeOS a une date d’expiration après laquelle il ne reçoit plus de mises à jour
- Quant aux constructeurs, ils sont accusés de ne pas produire assez de pièces de rechange
Aux États-Unis, Google est pointé du doigt par l’ONG Public Interest Research Group. Selon un rapport publié par celle-ci, les Chromebook, les ordinateurs fonctionnant sous le système d’exploitation Chrome OS de Google, ne sont pas conçus pour durer longtemps. Un problème qui, d’après ce document, affecte les écoles aux États-Unis, ainsi que l’environnement.
La firme de Mountain View est surtout connue pour son système d’exploitation Android pour les smartphones. Mais celle-ci est également présente sur le marché des ordinateurs, grâce à ChromeOS. Et durant la crise sanitaire, le recours massif à l’enseignement à distance a été très bénéfique aux ventes de Chromebooks. Au dernier trimestre 2020, les expéditions de PC sous ChromeOS ont bondi de 287 % par rapport à la même période en 2019.
Les Chromebooks ont de nombreux avantages. Ils sont abordables, mais performants. Et ils bénéficient d’une intégration parfaite avec les produits et services de Google. De ce fait, ces machines ont séduit de nombreuses écoles américaines. Mais à en croire Public Interest Research Group, certaines de ces écoles réalisent désormais que les Chromebooks ont aussi un gros inconvénient : une durée de vie limitée.
Pourquoi les Chromebooks sont pointés du doigt
L’ONG évoque trois choses. Tout d’abord, les pièces de rechange pour réparer les Chromebooks seraient difficiles à trouver. De plus, certains choix de conception des fabricants frustreraient les réparateurs. De son côté, Google a mis en place des dates d’expiration pour les Chromebooks. Après expiration de cette date, un appareil ne reçoit plus les mises à jour automatiques de Google. Chaque Chromebook a une date précise après laquelle il ne reçoit plus de mise à jour. Et ces dates sont connues d’avance, puisqu’elles sont indiquées dans une liste sur le site de Google.
Mais en tout cas, en raison de ces trois points, Public Interest Research Group explique que les écoles américaines commencent à “voir leurs ordinateurs portables tomber en panne, créant des tas de déchets électroniques et accablant les écoles de coûts supplémentaires.” Son rapport cite également l’exemple d’une école qui devra remplacer 9 483 Chromebook à l’été 2026, à cause des dates d’expiration (une facture de plusieurs millions de dollars).
“Si vous avez acheté un ordinateur portable il y a 20 ans, il est probablement venu avec Windows XP. Microsoft a pris en charge XP jusqu’en 2014, 12 ans après la sortie du système d’exploitation. Lorsque le support a pris fin, de nombreux utilisateurs ont pu mettre à niveau leurs appareils vers les nouveaux systèmes d’exploitation Microsoft Windows 7, 8 ou 10. Les Chromebooks sont une autre histoire. Ces appareils sont livrés avec une date d’expiration intégrée dès le début, ce qui limite la durée de vie utile d’un Chromebook”, déplore l’ONG.
Quelles solutions ?
Selon Public Interest Research Group, Google devrait repousser la date d’expiration de ses Chromebooks, afin que ceux-ci puissent être utilisés pendant des durées plus longues. “Les Chromebooks devraient durer au moins aussi longtemps que les autres ordinateurs portables“, estime celui-ci. Et étant donné que ces machines sont très populaires dans les écoles publiques américaines, Google permettrait au contribuable américain d’économiser 1,8 milliard de dollars en doublant la durée de vie des Chromebooks utilisés par les écoles primaires publiques aux États-Unis. L’ONG suggère également que si un Chromebook a atteint sa date d’expiration, Google devrait faciliter l’installation de systèmes d’exploitation alternatifs, comme Linux.
Du côté des constructeurs, ceux-ci doivent produire suffisamment de pièces de rechange pour 10 % de leurs stocks, d’après Public Interest Research Group. Et en ce qui concerne la conception matérielle, celui-ci estime que “les fabricants doivent donner la priorité à la standardisation des batteries, des écrans, du clavier et d’autres composants sur tous les modèles pour permettre la réutilisation et permettre la réparation.”
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La date était connue au moment de l’achat.
C’est certes inexcusable de la part de Google.
Mais quand on achète en connaissance de cause un parc de portables qui a une date de péremption, il ne faut pas se plaindre, c’est une erreur dans le choix du produit.
Si par contre, les acheteurs n’avaient pas connaissance de cette date, de belles class action se préparent.
Faux @DARKJACK, à moins de s’y connaitre franchement, il est impossible de le savoir : aucun revendeur n’indique la date de fin de MAJ des machines à la vente… et pour cause nombre de chromebook à la vente n’ont plus qu’un an de maj à venir…
le seul moyen est de lancer une recherche sur le net, pour à force d’affiner sa requête tomber sur le doc liste de google…
Quand tu achètes un parc de machines c’est la moindre des choses de se renseigner en détails.et en général tu passes directement par le fabricant. Pas par un site lambda et ou magaiau bout de la rue
Il y a un mode développeur sur ChromeOS, très facile à mettre en place, à partir duquel on peut modifier l’OS. Faire croire qu’après l’expiration des mises à jour automatiques les ordinateurs sont bons à jeter, c’est vraiment être dans une logique de surconsommation des ressources, criminelle à notre époque.