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« Ils tuent des gens » : Joe Biden attaque Facebook sur la désinformation

L’entreprise lui a rapidement répondu en affirmant qu’en matière vaccinale, « les faits montrent que Facebook aide à sauver des vies ».

C’est une déclaration choc. Vendredi, Joe Biden a attaqué violemment Facebook et les autres grands réseaux sociaux au sujet de la désinformation liée aux vaccins. « Ils tuent des gens. La seule pandémie que nous avons touche des personnes qui ne sont pas vaccinées. Ils tuent des gens », s’est emporté le démocrate. Cette sortie intervient dans un contexte où, après avoir atteint 68 %, le taux de vaccination des adultes américains patine, tandis que l’épidémie reprend.

« Facebook doit être plus rapide pour supprimer les messages dangereux »

https://twitter.com/Reuters/status/1416138066142531587

Vivement critiqué par le président américain, Facebook a choisi de lui répondre par le biais d’un communiqué. Guy Rosen, le vice-président à l’intégrité du géant de la Tech, a notamment répliqué :

Alors que les cas de COVID-19 augmentent en Amérique, l’administration Biden a choisi de blâmer une poignée d’entreprises américaines de réseaux sociaux. (…) Et ce sont les faits, et non les allégations, qui devraient contribuer à cet effort. Le fait est que l’acceptation des vaccins parmi les utilisateurs de Facebook aux États-Unis a augmenté. Ces faits et d’autres racontent une histoire très différente de celle que l’administration a promue ces derniers jours.

La plateforme précise également que 85 % des utilisateurs de Facebook en Amérique ont été ou souhaitent se faire vacciner contre le covid-19, et que la compagnie n’est pas à blâmer si l’ objectif que s’est fixé le gouvernement n’est pas atteint.

À noter que ces dernier jours, une grande partie des autorités fédérales ont choisi de durcir le ton face aux grands réseaux sociaux. Ainsi, Rochelle Walensky, la directrice des Centres de prévention et de contrôle des maladies (CDC), a parlé de « pandémie des non-vaccinés ». Les dirigeants s’inquiètent d’autant plus de cette hésitation vaccinale que le variant indien, bien plus contagieux, est en train de produire ses premiers effets sur place.

Dans ces conditions, le gouvernement américain a donc choisi de viser Facebook à l’image de la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki qui expliquait déjà jeudi dernier « Facebook doit être plus rapide pour supprimer les messages dangereux et violant les règles, des messages qui enfreignent leurs règles persistent souvent pendant des jours. C’est trop long ».

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Par : Facebook, Inc.
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