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Impôts. Si vous déclarez vos revenus trop tard, combien ça coûte ?

Selon le département dans lequel vous résidez, la date limite pour déclarer vos impôts liés à vos revenus de 2022 varie. Une chose est sûre : si vous dépassez cette limite, vous devrez vous acquitter d’une pénalité supplémentaire.

Comme chaque année, déclarer vos revenus en ligne plutôt que par courrier vous permet de gagner quelques jours supplémentaires sur le calendrier. Cette année, le site impots.gouv.fr a officiellement accepté les premières déclarations le 13 avril dernier.

Si la procédure pour remplir le formulaire est relativement simple, il existe de nombreuses solutions faciles pour optimiser sa fiscalité et réduire ses impôts. Cela ne doit toutefois pas vous détourner l’attention et prendre le risque de déclarer vos revenus pour 2022 après la date limite définie par le gouvernement.

Une date limite variable selon votre zone

Si vous remplissez votre déclaration au format papier, il n’y a qu’une seule date à retenir : le 22 mai 2023. En revanche, si vous procédez à une déclaration sur internet, la date butoir change selon votre département. En l’occurrence, les habitants de la Zone 1 (soit tous les départements entre le 01 et le 19) devront déclarer leurs impôts au plus tard le jeudi 25 mai 2023. Cela concerne aussi tous les Français qui résident à l’étranger.

Pour ceux de la Zone 2, soit du département 20 au 54, ils auront une semaine supplémentaire pour le faire – soit jusqu’au jeudi 1er janvier 2023. Enfin, la troisième zone peut déclarer et valider sa fiche de revenus jusqu’au jeudi 8 juin 2023. Au final, ces derniers ont deux semaines de plus que ceux de la Zone 1 pour déclarer leurs revenus sans être pénalisé financièrement par le fisc.

Si vous rendez votre déclaration trop tard, combien ça coûte ? Deux éléments composeront la sanction financière : tout d’abord, il y a une pénalité directement à votre niveau de revenus, et il y a aussi des intérêts de retard qui sont appliqués. Ces derniers sont relativement simples à calculer : il s’élèvent à 0,2% de l’impôt dû par mois, soit 2,4% sur un an. Pour ce qui concerne la majoration, elle varie selon le motif :

  • 10 % en l’absence de mise en demeure
  • 20 % en cas de dépôt tardif de déclaration dans les 30 jours suivant la mise en demeure
  • 40 % lorsque la déclaration n’a pas été déposée dans les 30 jours suivant la réception d’une mise en demeure
  • 80 % si l’administration découvre que vous exercez une activité occulte (travail non déclaré ou activité illicite), sans qu’il soit besoin de vous adresser une mise en demeure.

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