Des progrès, mais peuvent mieux faire. C’est ce que l’on peut retenir du bilan dressé par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à l’issue de ses contrôles réalisés sur les influenceurs en 2022 et 2023. Pas moins de 300 professionnels exerçant sur des plateformes telles que Snapchat, TikTok, Facebook, Instagram, Twitter, Telegram, et YouTube ont été scrutés par l’administration.
50 % des influenceurs “en anomalie”
La répression des fraudes explique ainsi dans un communiqué : “Près de la moitié d’entre eux sont en anomalies concernant l’affichage de l’intention commerciale de leurs publications, des allégations trompeuses sur certains produits ou la promotion de produits ou services interdits”.
Dans le détail, certains créateurs de contenus ont fait croire que la vente d’un produit était licite alors qu’il n’en est rien. L’exemple des formations financées par le CPF est cité, ainsi que les ” injections d’acide hyaluronique par une esthéticienne ne disposant pas de la qualité de médecin”, ou encore la vente de produits contrefaits.
D’autres faits très graves pour leurs abonnés sont relatés et notamment de fausses affirmations selon lesquelles un produit permet de soigner une maladie alors qu’il n’en est rien (des compléments alimentaires contre certains cancers).
Enfin, certains professionnels sont épinglés pour avoir fait la promotion de services censés améliorer les chances de gagner aux jeux d’argent et de hasard, tout en promettant des gains faciles.
Des poursuites pénales
La DGCCRF précise que ses investigations ont permis d’adresser 35 avertissements aux influenceurs pour lesquels les manquements étaient ponctuels. Pour les cas plus graves et délibérés, 31 injonctions de mise en conformité ont été établies et 35 suites pénales.
Consciente que le combat est loin d’être gagné, l’administration française prévoit d’intensifier ses contrôles cette année. Elle conseille aux consommateurs de signaler les pratiques commerciales trompeuses sur la plateforme SignalConso.
Ces informations ne sont malheureusement pas de nature à nous surprendre. Nous revenions notamment en février dernier sur un rapport rendu par la Commission européenne. L’institution s’était concentrée sur les publicités effectuées par 576 influenceurs au sein de 22 États membres sur des plateformes telles que Facebook, X, Snapchat, Twitch, et TikTok.
Le constat était pour le moins amer, puisque la plupart ne respectaient pas les lois en vigueur. Dans le détail, 97 % des influenceurs étudiés ont posté des publications commerciales. Mais seulement 20 % d’entre eux ont toujours signalé qu’il s’agissait de publicités ! Vous pouvez toujours relire notre article à ce sujet ici.
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Ce serai bien aussi de s’intéresser aux sites qui font constamment les trottoirs avec leur news putaclics, leur pauvreté journalistique, les supports publicitaires, il faudrait bien les étiqueter, genre une belle pastille “vendus” sur le logo pressecitron ce serait stylé.