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Publicités cachées : le grand n’importe quoi des influenceurs

La plupart des influenceurs font des publicités déguisées selon une étude.

C’est un rapport très complet que vient de publier la Commission européenne ce mercredi 14 janvier. L’institution s’est focalisée sur les publicités effectuées par 576 influenceurs au sein de 22 États membres sur des plateformes telles que Facebook, X, Snapchat, Twitch, et TikTok. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la plupart ne jouent pas le jeu, et ne respectent pas les lois en vigueur.

Dans le détail, 97 % des influenceurs étudiés ont posté des publications commerciales. Mais seulement 20 % d’entre eux ont toujours signalé qu’il s’agissait de publicités ! Dans un pays comme la France, ne pas matérialiser clairement le sponsoring peut être considéré comme une pratique commerciale trompeuse. C’est donc passible de 300 000 euros d’amende et deux ans de prison.

Promotion d’activités dangereuses

Pire, dans son étude, la Commission a estimé que 119 influenceurs ont promu des activités malaises ou dangereuses. Il en va ainsi des réclames pour de la malbouffe, de l’alcool, des traitements médicaux ou esthétiques, des jeux d’argent, ou encore de l’investissement sur des cryptomonnaies.

Alors que les grandes plateformes ont déployé des outils pour mieux signaler le caractère publicitaire d’une publication, ces derniers restent très peu utilisés. Ainsi, 38 % des influenceurs scrutés n’ont pas eu recours à ces dispositifs. Toutefois, 40 % des créateurs de contenus qui ont fait de la publicité les ont employés tout au long de leur publication, ce qui marque un progrès par rapport à la situation passée.

Dans un communiqué qui accompagne la publication de ce rapport, nous pouvons lire : “Les pratiques commerciales problématiques illustrent l’importance de disposer d’une législation moderne et solide, propre à garantir l’équité numérique pour les consommateurs en ligne”.

Les sanctions commencent à tomber

On l’aura compris, la Commission européenne n’est clairement pas satisfaite de ces résultats. L’institution basée à Bruxelles n’entend donc pas en rester là et signale que les autorités nationales de protection des consommateurs vont soumettre 358 influenceurs à un examen approfondi.

Ils seront ainsi contactés afin de leur demander de respecter les règles en vigueur. La Commission ajoute que “d’autres mesures répressives pourront être prises si nécessaire, conformément aux procédures nationales”.

En France, la loi encadre désormais fermement les activités des influenceurs, et les premières sanctions sont d’ailleurs tombées comme nous le relations ici.

Ce qu’il faut retenir :

  • Dans un rapport, la Commission européenne épingle les influenceurs
  • La plupart des créateurs de contenus ne signalent toujours pas leurs publications sponsorisées
  • Les sanctions commencent à tomber, notamment en France

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