Et si les ados de moins de quinze ans étaient privés de réseaux sociaux ? De plus en plus de pays commencent à légiférer sur le sujet. L’Australie, le Danemark… et bientôt la France ? Emmanuel Macron le souhaiterait.
La lutte contre les dérives des réseaux sociaux est l’un des derniers grands combats d’Emmanuel Macron avant 2027. En déplacement dans toute la France, le Président de la République cherche à sensibiliser sur le sujet. Selon France Inter, il songerait même à organiser un référendum pour appeler les Français à trancher. Une question qui ferait débat entre ses conseillers et qui n’est pas encore tout à fait arrêtée.
Un référendum pour interdire les réseaux sociaux ?
Organiser un référendum est quelque chose de lourd, aussi bien au niveau organisationnel que budgétaire. C’est aussi un risque politique, surtout dans un contexte actuel déjà difficile. Emmanuel Macron devrait prendre sa décision début 2026, toujours selon France Info. Certains de ses conseillers n’y verraient pas l’intérêt, préférant une simple loi. Rappelons que le dernier référendum organisé en France date de 2005 et concernait la constitution européenne. Référendum où le non l’avait emporté, mais dont le résultat n’avait finalement pas été pris en compte.
Quelle question poser lors de ce référendum ? Que souhaiterait réellement faire l’Etat pour légiférer sur les réseaux sociaux ? Imposer un âge minimum ? Un couvre-feu numérique ? Une limitation ? Le Président s’était déjà exprimé en faveur d’une interdiction pour les moins de quinze ans, mais serait-ce vraiment l’objectif final ?
En tout cas, les députés ne vont pas attendre 2026 pour en discuter. La députée Renaissance Laure Millier a déposé un texte à l’Assemblée le 18 novembre dernier. Celui-ci vise à interdire tous les réseaux (sauf les services de messagerie) aux moins de quinze ans, et d’en restreindre l’accès aux mineurs de 22 heures à 8 heures. Un texte qui se baserait sur la loi de juillet 2023, qui oblige déjà les ados à bénéficier d’un accord parental.
Mais pourquoi limiter les réseaux sociaux aux jeunes ? Les raisons sont nombreuses. Algorithmes qui mettent en avant la promotion de l’automutilation, du suicide ou de l’extrémisme religieux, ingérence étrangère ou terreau pour le harcèlement scolaire… Il y a aussi la question de la perte d’attention. TikTok habitue le cerveau de nos ados à des contenus courts, sans intérêt et, disons le franchement, souvent débiles ; tout cela cause des vrais soucis de concentration qui freinent le développement et l’apprentissage. Mais a-t-on vraiment besoin d’attendre les résultats d’un référendum pour s’en rendre compte et commencer à légiférer sur ce problème de santé public ? Tout cela ressemble plus à de l’esbroufe qu’autre chose. Il faut agir, et vite.
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