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Plus de protection pour les mineurs sur les réseaux sociaux : l’UE tape du poing sur la table contre les géants de la tech

L’Union Européenne a demandé des informations précises aux géants de la tech, comme Apple, Google, Snapchat ou encore Youtube. Bruxelles exige que ces entreprises se conforment au DSA, notamment pour la protection des mineurs.

L’Union Européenne a-t-elle un doute sur la sincérité des géants de la tech ? Tout porte à le croire. Henna Virkkunen, commissaire européenne chargée du numérique, a en effet annoncé vouloir demander des comptes à Google, Apple, Youtube, Snapchat et consorts sur leurs efforts pour protéger les mineurs.

Pas d’enquête ouverte, mais une simple demande pour l’instant. L’objectif de l’UE ici est de savoir si les plateformes appliquent parfaitement les régulations exigées par le Digital Service Act (DSA).

L’UE veut protéger les mineurs des géants de la tech

C’est lors d’une réunion à Copenhague (le Danemark préside actuellement l’UE) que Henna Virkkunen a annoncé cette nouvelle action, indique l’AFP. Le but est de déterminer si les mineurs de l’UE peuvent avoir accès à des contenus non appropriés à leur âge, et si les entreprises prennent bien soin de respecter leur vie privée.

Le DSA, mis en place en 2023, est une réglementation européenne très contraignante pour les GAFA et autres plateformes numériques. Pour parler simplement, cela rend illégal en ligne tout ce qui l’est dans la « vraie vie », et pousse donc les entreprises à mettre en place des outils pour lutter contre la haine sur leurs réseaux. Elles doivent aussi faire preuve de transparence en ce qui concerne le fonctionnement de leur algorithme, dont la nébulosité a pendant très longtemps été pointée du doigt, et proposer un flux chronologique. Pour les mineurs, ici concernés, le DSA doit les protéger de contenus sensibles, mais aussi des ciblages publicitaires. C’est sur ce point que l’UE veut des réponses. Une simple requête pour l’instant, mais qui pourrait se transformer en enquête plus poussée. L’arsenal juridique du vieux continent est fort, puisqu’il peut, au besoin, infliger des amendes allant jusqu’à 6% du chiffre d’affaires annuel.

Une demande faite dans un contexte tendu

Cette demande intervient dans un contexte tendu entre les plateformes américaines et l’UE. Il y a quelques semaines, Donald Trump s’en était violemment pris au DSA, qu’il considère comme une taxe déguisée et anti-américaine :

« Les taxes numériques, la législation sur les services numériques et la réglementation des marchés numériques sont toutes conçues pour nuire à la technologie américaine ou la discriminer. »

Le DSA a été un vrai changement pour les utilisateurs Européens, puisqu’il lui permet de mieux contrôler ses données. C’est grâce à cette réglementation que, par exemple, Apple a été obligé d’ouvrir son écosystème à d’autres boutiques en ligne, ou que l’utilisateur a le choix du navigateur au premier démarrage. L’Europe ne veut pas s’arrêter là dans la protection de ses citoyens face à l’appétit des géants américains et chinois. Il y a peu, Ursula Von Der Leyen, la présidente de la commission européenne, s’était prononcée pour l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs.

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