Proposer des services IPTV pirates peut vous mener tout droit en prison comme nous l’avons observé tout récemment. C’est aussi une activité qui peut coûter très cher aux concernés, et cette nouvelle affaire a de quoi alerter à ce sujet.
Des boîtiers d’IPTV à vie : l’affaire tourne mal
Aux États-Unis, le tribunal a condamné Marcelino Padilla à verser des dommages et intérêts s’élevant à 1,25 million de dollars. Une somme particulièrement élevée lorsque l’on sait que ce dernier a généré environ dix fois moins de revenus en se livrant à cette pratique illégale.
Concrètement, DISH Network et Sling TV ont porté plainte en mai dernier contre Marcelino Padilla et Danny Contreras (il n’a pas d’amende à payer selon nos confrères de Torrent Freak), deux habitants originaires de Californie. Ces derniers vendaient selon eux des boîtiers IPTV avec abonnement intégré. Ces opérations n’étaient finalement pas si clandestines que ça, puisqu’elles se déroulaient directement sur le réseau social Facebook.
Sur le papier, les boîtiers étaient commercialisés au prix de 350 dollars. Ils donnaient néanmoins accès à des milliers de chaînes de télévision, des événements en pay per view, des plateformes de streaming et même des fonctionnalités de replay. Autant dire que cette offre à vie avait de quoi séduire.
D’ailleurs, 500 clients ont décidé de passer commande. Mais ce petit commerce effectué sous le vrai nom du prévenu a vite attiré l’attention des ayants droit qui ont décidé d’intenter cette action judiciaire.
Cette affaire n’est qu’une des dernières en date. Elle illustre à la fois la montée en puissance du marché des IPTV illégales mais aussi la réaction dynamique des professionnels qui ont énormément à perdre avec le piratage.
Quand Canal+ remonte la trace d’un pirate
Pour ne citer qu’un seul exemple plus local, nous vous parlions en février dernier d’un homme qui revendait des abonnements achetés en Tunisie pour une vingtaine d’euros. Il refacturait ensuite ce service entre 50 et 70 euros à ses clients en France.
Canal+ a fini par remonter sa trace et a porté plainte. L’individu n’a pas cherché à nier les faits et reconnu avoir vendu plusieurs dizaines d’abonnements, pour un gain de 5000 euros en un peu pus d’un an. Reparti libre, il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Toulouse le 13 mars 2025.
Ce qu’il faut retenir :
- Certains pirates vendent des boîtiers d’IPTV directement sur les réseaux sociaux
- Peu discrète, cette pratique éveille assez vite l’attention des entreprises impactées par ces activités illégales
- Les condamnations peuvent coûter très cher aux concernés comme cela s’est produit en Californie
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« Aux États-Unis ».
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