Le recours aux IPTV devient un véritable phénomène de société en France, où 5,1 % de la population aurait souscrit à une de ces offres illégales d’après un récent rapport. Ce procédé représenterait d’ailleurs désormais 95 % du piratage de la télévision dans l’Hexagone. Dans ce contexte, certains peuvent être attirés par l’appât du gain, et c’est justement ce qui s’est passé à Colomiers près de Toulouse récemment.
La Dépêche du Midi revient ainsi sur l’exemple d’un homme qui a décidé de créer son site internet pour revendre des abonnements achetés en Tunisie pour une vingtaine d’euros. Il refacturait ensuite ce service entre 50 et 70 euros à ses clients français.
5000 euros récoltés en un plus d’un an
Après quelques mois d’activité, Canal+ a fini par découvrir le pot aux roses et a décidé de mener l’enquête. Les experts du groupe ont réussi à remonter la trace de cette page dénommée “anonymouspro”, rapportent nos confrères. Ils ont ensuite décidé de porter plainte.
La police toulousaine a alors pu retrouver cet individu début février. Il n’a pas cherché à nier les faits et reconnu avoir vendu plusieurs dizaines d’abonnements, pour un gain de 5000 euros en un peu pus d’un an. Reparti libre, il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Toulouse le 13 mars 2025.
Cette affaire n’est qu’un exemple parmi de très nombreux autres. De fait, et sous la pression des ayants droit qui perdent des sommes astronomiques à cause du piratage, les autorités ont accru leur pression sur les fournisseurs et les revendeurs d’IPTV.
De très nombreux sites ferment leurs portes, tandis que des réseaux sont démantelés. Pour ne citer qu’un seul exemple, nous vous parlions fin 2023 de cette opération de la police grecque qui a stoppé un groupe de 12 personnes. Lors des raids menés, pas moins de 52 915 euros ont été saisis ainsi que plusieurs smartphones, cartes bancaires, et disques durs. Leurs IPTV permettaient à 2000 clients d’économiser jusqu’à 210 euros sur leur facture.
Pour l’heure, et même si l’utilisation de services IPTV est illégale, les pouvoirs publics préfèrent ne pas sévir contre les clients. Certains pays comme le Royaume-Uni mènent plutôt des opérations de sensibilisation en rappelant les risques encourus par les utilisateurs : exposition aux virus informatiques, risques de vols de données et/ou d’argent…
Ces techniques semblent toutefois en échec tant l’IPTV se porte bien. Nous nous demandions d’ailleurs dans un précédent article si les géants du divertissement n’étaient pas eux même responsables du piratage en multipliant les augmentations de prix et en fragmentant l’offre, ce qui les rend de plus en plus inaccessibles au plus grand nombre.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Je pense qu on parle beaucoup d IP TV, qui grevent les bénéfices des gros diffuseurs de contenus , mais pas assez des petites gens qui se font arnaquer sur le net et qui peuvent perdre des milliers d euros. Je préférerai que les moyens (justice, enqueteurs) viennent en aide des citoyens plutôt que des multinationales privées qui elles ont les moyens de se payer des enquêteurs , avocats . D ailleurs ces sociétés pourraient commencer par baisser le tarif de leurs abonnements il y aurait sûrement moins de piratage.