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IPTV, streaming : l’arme secrète de Google contre le piratage

Dans une lettre adressée aux ayants droit, Google dévoile une stratégie surprenante contre le piratage.

  • Google s’adresse aux grands diffuseurs de contenus sportifs et audiovisuels dans un courrier
  • Il présente sa stratégie contre le piratage et affiche ses résultats
  • On découvre au passage une technique assez peu connue du grand public

Dans un courrier récemment adressé à l’Office américain des brevets et des marques, Google dévoile ses efforts contre le piratage de contenus audiovisuels. Il en va ainsi du streaming illégal de films et de séries, des IPTV, ou encore de la retransmissions de rencontres sportives.

Le géant de la Tech explique ainsi que, conformément à ses obligations légales, il a traité les demandes de retrait de contenus envoyés par les détenteurs de droits d’auteur (DMCA). Ces derniers peuvent ainsi signaler une URL et demander sa suppression. Au cours des dix dernières années, cela s’est produit pas moins de sept milliards de fois.

Une technique vraiment efficace ?

Cette stratégie est finalement assez bien connue du grand public. Google dévoile ensuite une technique qui l’est beaucoup moins. En effet, le moteur de recherche procède à des déréférencements préventifs, rapport TorrentFreak. En clair, les URL signalées sont bloquées avant même qu’elles ne soient indexées.

Dans le détail, et pour l’année 2022, plus de 40 % des retraits soumis via le formulaire web contenaient des contenus qui n’avaient pas encore été indexés. Pour bien comprendre de quoi il s’agit, on peut citer le cas de sites de streaming illégaux qui annoncent la diffusion d’un match avant le coup d’envoi, ou se préparent à la publication d’un film ou d’une série avant leur sortie.

“Les titulaires de droits peuvent nous signaler à l’avance les pages web qui annoncent qu’elles diffuseront illégalement un événement en direct à l’avenir”, précise la firme de Mountain View à ce sujet.

Enfin, Google revient sur l’efficacité de la rétrogradation. L’entreprise explique que “les sites rétrogradés perdent en moyenne 89 % de leurs clics dans les résultats de recherche. En plus de ces efforts, nous avons fait en sorte qu’il soit beaucoup plus difficile pour les sites d’échapper à la rétrogradation en redirigeant les internautes vers un nouveau domaine”.

Pour nuancer ces propos, on peut rappeler ce rapport rendu par la société MUSO en juin dernier. Les experts ont ainsi constaté que l’audience des sites diffusant ces contenus illégaux s’élève à 215 milliards de visites l’an dernier, soit une progression de 18 % entre 2021 et 2022 avec 480 000 films et séries diffusés sans autorisation des ayants droit. La lutte est donc loin d’avoir été gagnée, et l’on sait d’ailleurs que dans ce domaine les pirates ont souvent un coup d’avance.

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Par : Opera