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JO 2024 : plein feux sur l’Urbanloop, la révolution des transports en commun

Les JO 2024 sont aussi l’occasion de mettre sous le feu des projecteurs des innovations technologiques – comme ce projet de chercheurs de l’Université de Nancy.

Le nom évoque le Hyperloop mais ne vous y trompez pas : avec ce projet, aucun système de tubes géants maintenus sous vide. Aucune démesure, et c’est sans doute ça la (possible) clé de son succès. L’Urbanloop vise à simplifier les transports périurbains avec une solution à mi-chemin entre le transport individuel, et les transports collectifs sur rails.

Le tout en consommant énormément moins d’énergie pour ces trajets courts. Son fonctionnement repose le rail et une motorisation électrique utra-basse consommation – qui permettent de propulser des capsules individuelles sur des distances de plusieurs kilomètres, directement d’un arrêt “A” à l’arrêt souhaité, sans étapes ou arrêts intermédiaires.

Le Urbanloop est-il le mode de transport du futur ?

Or contrairement à l’Hyperloop, l’Urbanloop développé par des chercheurs de l’Université de Nancy, a déjà une première ligne de deux kilomètres dans l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines. Une ligne aux ambitions de transport relativement limitées : quelques 5 000 personnes par jour pour rallier une fan zone des JO.

Mais d’une façon entièrement nouvelle à même d’inciter plus de monde à laisser de côté la voiture. D’autant que c’est très économique : 1 centime d’euros à peine par passager chaque kilomètre. Financée par la région Île-de-France, la partie opérationnelle de la ligne a été confiée à Keolis. Celle-ci a toutefois une autorisation de fonctionnement temporaire de 17 mois.

Au-delà, c’est la grande inconnue. Le projet est né dans les universités lorraines en 2017, avant de déboucher sur une entreprise installée à Nancy depuis 2021 puis à Lyon. La ligne reste pour l’heure un simple démonstrateur, qui a vocation à tester les rails et stations en bois – avec une installation 100% démontable. D’autres projets en dur pourraient toutefois suivre.

Car en plus de ses bas coûts de fonctionnement l’Urbanloop a d’autres atouts qui peuvent intéresser les collectivités. Il ne se substitue pas aux transports existants mais fonctionne comme une alternative permettant à moindre coût de densifier le maillage, surtout en périphérie des villes. Nancy sera la première ville à tenter dans deux ans l’expérience avec une ligne de 7 km en intermodalité avec le réseau existant de la métropole.

  • Les JO sont toujours l’occasion de démontrer au monde entier de nouvelles technologies qui peuvent transformer le quotidien de citoyens des quatre coins du globe.
  • L’Urbanloop est de ceux-là : il promet pour la première fois une solution de transport à mi-chemin entre les transports en commun et la voiture, le tout de manière autonome et sur rail.
  • Le système est par ailleurs ultra économique – une première ligne est en service à Saint-Quantin-en-Yvelines, avant l’installation d’une ligne permanent de 7 km dans l’agglomération de Nancy d’ici deux ans.
  • Un projet made in France qui semble déjà devancer l’hyperloop sur la question du transport de passagers dans des capsules sous cette forme assez étonnante.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Est-ce que ça sent bon dedans ?
    Est-ce qu’on peut ouvrir les vitres ?
    Est-ce qu’on peut freiner quand on voit un copain et s’arrêter ?
    Est-ce qu’on peut mettre une clé mp3 ou du bluetooth ?
    Est-ce qu’on est responsable en reversant quelqu’un ou en percutant un autre vehicule ?
    Est-ce que le toit nous protége de la chutte de taxi volants ou autre attaque de drônes… ?

Les commentaires sont fermés.