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Hyperloop : l’espoir renaît en Europe avec un nouveau site d’essais

L’un des plus gros développeur de l’Hyperloop en Europe, Hardt, va bientôt pouvoir tester in situ un aiguillage pour les trains sous vide – grâce à un site d’essai qui va bientôt ouvrir ses portes aux Pays-Bas.

Ces derniers temps les nouvelles autour de l’hyperloop on fait leur decrescendo : rare sont les exploits mis en avant par les divers acteurs du secteur. Et aucun projet réellement sérieux n’est encore en cours de développement alors que tout ou presque reste à démontrer autour de la technologie. Finalement, comme d’aucuns semblent le penser, l’hyperloop n’est qu’une sorte de train grande vitesse, reposant sur des caractéristiques contraignantes.

Notamment de maintenir une atmosphère raréfiée dans des tubes en métal potentiellement long de plusieurs centaines de kilomètres. À l’intérieur, rien n’est non plus arrêté autour des différentes technologies de sustentations magnétiques. Et alors que Virgin One semblait proche d’un deal qui lui aurait permis de construire le premier vrai réseau du genre en Arabie Saoudite, le terrible assassinat du journaliste Jamal Khashoggi et la prise de position publique de Richard Branson a réduit le projet à néant.

La firme néerlandaise Hardt va pouvoir tester un aiguillage

Pourtant des acteurs travaillent encore activement sur le sujet, notamment en Europe, aux Pays-Bas. C’est le cas de Hardt qui va pouvoir tester sa technologie dans les prochaines semaines à la faveur de l’inauguration du plus grand site d’essai d’Europe. La piste elle-même, constituée de 34 segments, et d’une longueur totale de 420 mètres, peut ne pas paraitre très impressionnante pour le moment.

Il faut dire que le projet en partie financé par l’Union Européenne devait faire au départ une longueur de 2 km. Toutefois, dans les prochaines semaines c’est sans doute la partie la plus intéressante du projet qui ouvrira ses portes : une jonction en Y, qui permettra de tester différents types d’aiguillages adaptés à ces trains. Hardt conserve une feuille de route très ambitieuse. Après ces premiers essais, des tests de plus grande ampleur devraient être réalisés.

Hardt compte réaliser des tests avec des passagers à bord dès 2030, avec en ligne de mire un réseau de 10 000 km de tubes que la firme compte construire dans les décennies suivantes. D’ici 2030, le site d’essai sera prolongé pour atteindre une longueur de 5 km. De quoi relier un aéroport et une ville proche. Reste à savoir si la technologie Hyperloop a réellement des chances en Europe, un ensemble régional déjà très bien équipé en lignes de trains grande vitesse pouvant déjà atteindre plus de 300 km/h en service commercial.

Des tests sur piste d’essai montrent qu’il est possible d’atteindre des vitesses encore supérieures sur rail, autour de 600 km/h – une vitesse finalement assez proche des 700 km/h visés par les premiers Hyperloop. Mais l’Europe n’est qu’un débouché possible, d’autres pays comme les États-Unis, où le rail classique reste très lent, pourraient être très demandeurs de ce type de technologies.

  • Alors qu’ailleurs la plupart des startups peinent à développer l’hyperloop, le néerlandais Hardt annonce l’ouverture du centre d’essai le plus ambitieux du genre en Europe.
  • Cette piste d’une longueur pour l’instant modeste doit permettre de tester in situ le premier aiguillage de la firme.
  • Des tests de plus grande ampleur sont prévus d’ici 2030.

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