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Le bal tragique de l’Hyperloop fait son premier mort

Hyperloop One, l’un des développeurs les plus en vue de la technologie, serait sur le point de mettre la clé sous la porte faute de technologie réellement viable. Plus largement, dans le secteur, on attend encore l’arrivée d’un démonstrateur réellement convainquant, alors que les firmes encore actives font de moins en moins couler d’encre.

Ah… le serpent de mer de l’hyperloop. Conceptualisé dès 2013 par Elon Musk, le système était présenté comme une évolution innovante des transports terrestres. Très concrètement il s’agissait de poser de longs tubes métalliques sur de longues distances équipées de voies et de rames à sustentation magnétique.

Grâce à ces tubes il devenait possible d’abaisser la pression à un niveaux proche des conditions que l’on trouve dans les plus hautes couches de l’atmosphère. Autrement dit, pas forcément du vide total mais tout de même un vide partiel – avec une pression choisie comme le meilleur compromis entre une résistance à l’air réduite et l’énergie nécessaire à maintenir ces conditions.

Clap de fin pour Hyperloop One

La combinaison entre ce vide partiel et la sustentation magnétique promet d’atteindre sur terre une vitesse proche de celle des avions de ligne, le tout en utilisant de l’électricité plutôt que du kérosène. Et en dépendant très peu d’énergie. De quoi non seulement fournir une alternative aux trains grande vitesse (qui proposent de se déplacer jusqu’à une vitesse de 350 km/h voire un peu davantage), aux maglev simples (peu déployés, car très coûteux), et à l’aviation sur des vols de moins de 1 000 à 1 500 km (très polluants).

Mais aussi une toute nouvelle conceptualisation du transport terrestre. En effet, il devient possible de créer un système avancé de capsules pouvant s’assembler en un train ou se détacher en cours de route pour atteindre différentes destinations. Certains acteurs imaginent même résoudre l’équation du dernier kilomètre avec des capsules capables d’emmener les voyageurs directement depuis chez eux.

Cerise sur le gâteau : dans son concept Elon Musk présentait cette technologie comme très peu chère à installer et à opérer. Le tout recouvert de panneaux solaires pour réduire au maximum l’impact sur le réseau d’électricité. Le problème c’est que malgré un fort intérêt et le développement d’une multitude de startups le concept n’a jamais vraiment décollé.

Et c’est dans ce contexte que l’on apprend que Hyperloop One, l’un des acteurs les plus en vue, est sur le point de mettre la clef sous la porte selon une info Bloomberg. Ce n’est pas totalement une surprise : Après que Richard Branson ait pris le contrôle de l’entreprise, un projet ambitieux était prévu en Arabie Saoudite. Or ce dernier a “osé” critiquer le prince après le meurtre de Jamal Khashoggi en 2018 – ce qui a mis fin au projet.

Depuis Hyperloop One était plus ou moins en sommeil. Selon Bloomberg, l’un des investisseurs, le port de Dubai (DP World) qui avait pris par la suite le contrôle de la startup et réorienté ses activités sur le transport cargo gardera la main sur toute la propriété intellectuelle. Tandis que le reste de l’entreprise, dont une piste de test dans la banlieue de Las Vegas, sera intégralement revendue.

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4 commentaires
4 commentaires
  1. “Toute nouvelle conceptialisation du transport terrestre” ahah, l’idée etait deja morte pour les mêmes raisons à la fin du 19eme siecle… C’est difficile d’accepter qu’on s’est fait posséder par les grosses ficelles d’un arnaqueur. Elon Musk c’est le vent les gars…

    1. C’est pour cette raison précise que je viens de bannir cette source d’information de mes recommandations. C’est le dernier clique que vous obtiendrez de moi, presse-citron.net 🙂

Les commentaires sont fermés.