Suite au succès de TikTok, les vidéos courtes sont devenues un des formats dominants sur Internet. Instagram, Facebook, ou encore YouTube ont emboîté les pas du réseau social chinois créant et encourageant une nouvelle norme de diffusion.
Les vidéos courtes sont un moyen d’oublier les problèmes
Chez de nombreux internautes, et notamment les plus jeunes d’entre eux, il devient difficile de ne pas passer trop de temps sur ces vidéos. Des chercheurs issus d’établissements américains et chinois ont justement tenté de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre qui pouvaient générer, dans certains cas des addictions.
Pour ce faire, les auteurs ont administré des questionnaires en ligne auprès de 197 étudiants chinois et américains. L’objectif était simple : mieux comprendre ce qui les poussait à passer autant de temps sur TikTok et ses rivaux.
Les résultats sont assez différents en fonction du contexte culturel. Ainsi, les étudiants chinois sont bien à la recherche de divertissement lorsqu’ils diffusent ces contenus. Cela ne les empêche pas pour autant de nouer des contacts et des relations sociales par le biais de ces réseaux sociaux.
Il n’en va clairement pas de même pour leurs homologues américains, car la consommation des vidéos courtes les amène au contraire à devenir moins sociables. Ces derniers étaient plutôt enclins à se servir de ces applications pour pallier des déceptions ou combler un manque dans le monde réel.
Autre constat de cette recherche : le fait qu’un spectateur occasionnel devienne accro aux stories est monnaie courante, et ce quelles que soit la capacité de résistante des étudiants et leur volonté de faire autre chose. De fait, il n’y a rien de vraiment surprenant à cela, car les algorithmes nous bombardent de publications qui collent à nos centres d’intérêt. Quant aux notifications, elles viennent inciter les utilisateurs récalcitrants à se connecter.
Fort de ces enseignements, il faut veiller à ne pas trop tomber dans la dépendance, notamment en tentant de désactiver les notifications. Les auteurs suggèrent par ailleurs de privilégier les formats textes et de se forcer à lire pour sortir de cette addiction aux vidéos. Enfin, il est aussi parfois nécessaire de couper avec les écrans. Dans un précédent article, nous listions justement trois applications qui peuvent vous aider.
Ce qu’il faut retenir :
- L’addiction aux vidéos courtes devient fréquente, notamment chez les plus jeunes
- Le comportement vis-à-vis de ces contenus dépend aussi du contexte culturel
- Il existe toujours des moyens pour passer moins de temps devant ces publications
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