Passer au contenu

La Chine dépasse SpaceX et lance une fusée d’un nouveau genre

L’entreprise chinoise Landspace vient de réussir un grand exploit. Rejoindre l’orbite avec une fusée au méthane.

  • L’entreprise chinoise Landspace a rejoint l’orbite avec sa fusée au méthane
  • Ce nouveau carburant est plus propre et moins cher
  • SpaceX développe aussi des fusées au méthane, avec moins de succès

Le nom de Landspace ne vous dit sûrement rien. Pourtant l’entreprise chinoise vient de réussir à un exploit de taille. Après un premier échec à la fin de l’année 2022, la société vient d’annoncer le vol nominal de sa fusée Zhuque-2. À 9 heures du matin (heure de Pékin), la fusée a pris son envol depuis le pas de tir de Jiuquan, dans le désert de Gobi.

En quelques heures la fusée a atteint l’orbite et a déployé des satellites scientifiques, démontrant sa capacité à mener à bien de telles missions. Jusque là, tout paraît extrêmement normal dans le monde spatial, habitué à ces lancements depuis plusieurs décennies.

Mais pour comprendre toute la spécificité de ce lancement, il faut se concentrer sur les réservoirs de Zhuque-2. En effet, ils ne sont pas remplis d’oxygène liquide et d’hydrogène liquide, comme c’est habituellement le cas. Landspace a développé cette fusée pour qu’elle fonctionne au méthalox (LOX). Ce carburant utilise, comme son nom l’indique, beaucoup de méthane pour mettre en place la combustion.

 Qu’est-ce que le méthanol ?

Le méthalox est un nouvel alliage d’ergols mélangeant de l’oxygène liquide et du méthane liquide. Cette solution est sur le papier plus respectueuse de l’environnement, en plus de proposer un meilleur niveau de rendement que l’hydrogène liquide. Son impulsion spécifique (Isp) est en effet meilleure que les autres ergols.

Mais le plus gros avantage du méthane réside dans sa fabrication. Cette matière première est abondante et les lancements de fusées réalisés avec cet ergol seront « propres ». En effet la combustion de méthane par une fusée ne va entraîner que la formation de méthane. Un circuit fermé qui ravit les scientifiques, alors que le nombre de lancements ne cesse d’augmenter.

SpaceX, Blue Origin, les Américains sont pris de court

Face aux nombreux avantages du méthalox, beaucoup d’entreprises ont voulu s’essayer avec cet ergol du futur. C’est notamment le cas de SpaceX avec son moteur-fusée Raptor. Le Starship fonctionne d’ailleurs en utilisant du méthane. Mais le lanceur lourd de SpaceX n’a pas encore réussi à atteindre l’orbite, lors de sa dernière tentative en date, la fusée a explosé près de trois minutes après son lancement.

Blue Origin de son côté travaille également sur une fusée utilisant du méthane. Ses moteurs BE-4 toujours en cours de développement, ont fait le choix de cet ergol abondant, peu cher et plus fiable pour de la réutilisation que le kérosène. D’autres entreprises comme Relativity Space — qui s’est fait connaître pour imprimer des pièces de sa fusée en 3D — veulent faire fonctionner leur moteur en utilisant du méthane.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

6 commentaires
6 commentaires
  1. Ce n’est pas la combinaison hydrogène-oxygène qui est habituellement utilisée mais la combinaison kérosène-oxygène. La première, en dehors des delta IV et delta IV Heavy maintenant abandonnées, n’est utilisée que pour les étages supérieurs des lanceurs. A masse égale, elle est plus énergétique que le méthane mais pose de gros problèmes de stockage à très basse température.

  2. Cet article est bourré d’erreurs.

    Lorsqu’on brûle du méthane on ne crée pas du méthane mais de la vapeur d’eau et du CO2.

    Le méthane n’est pas plus propre que l’hydrogène liquide.

    L’impulsion spécifique du méthane est inférieure à celle de l’hydrogène.

    Le développement des moteurs BE-4 de Blue Origin est terminé. Deux d’entre eux on déjà été livrés et sont installés sur la fusée Vulcan.

  3. N’importe quoi du début à la fin. Un moteur qui brûle de l’hydrogène et de l’oxygène ça ne recrache que de l’eau, difficile de faire plus propre (même si la production de l’hydrogène en amont n’est pas propre elle). De toutes façons ça n’est pas important, puisque l’ergol le plus utilisé c’est le kérosène (ex: les fusées Falcon de SpaceX, puisque vous les citez dans l’article).

    Brûler du méthane ça ne donne pas du méthane (wtf, comment on peut écrire ça) mais bien du CO2. Donc ça n’est certainement pas plus propre. Si le méthane est si populaire, c’est parce qu’il est plus dense et plus facile à produire, ce qui sont deux avantages pour la réutilisation.

  4. Le methanol c’est de l’alcool, le methalox, c’est le melange methane / dioxygene ! , encore une enormité dans cet article! je sais bien que c’est les vacances, mais faut pas mettre les stagiaires en remplacement!

  5. La fusée chinoise n’a pas pour but de mettre 100 tonnes en orbite par lancement, et d’être réutilisée rapidement (même journée), ce qui est le cas de celle de SpaceX (Starship).
    Ces deux fusées ne jouent pas dans la même ligue.
    La fusée chinoise est un kangoo au méthane utilisable 1 fois, alors que Starship est un camion de 100 tonnes réutilisable à l’infini.
    Normal que SpaceX mette plus de temps ! L’objectif est bien plus difficile !

Les commentaires sont fermés.