La fierté, c’est souvent le plus beau cadeau que puissent faire des parents à l’obtention d’un diplôme. Mais chez les Gates, on voit les choses avec un peu plus… d’envergure foncière.
En 2018, quand Jennifer Gates a obtenu son diplôme en biologie humaine à Stanford, Bill (vous savez, le monsieur Microsoft) lui a offert une modeste propriété de 50 hectares à North Salem, dans l’État de New York. Prix du geste ? 15,82 millions de dollars. Oui, la simplicité n’a pas de prix.
Mais attention, ce n’est pas parce qu’on peut s’acheter un domaine équestre comme d’autres achètent un T-Max d’occasion que l’on renonce aux “valeurs”. C’est en tout cas ce que rappelle Melinda Gates dans une interview au New York Times. Elle insiste sur le fait que ses enfants ont reçu une éducation “classe moyenne”.
“Je pense que c’était davantage une éducation comme celle que j’ai reçue – une famille très classe moyenne où l’argent dictait si j’obtenais ou non une paire de chaussures supplémentaire cette année-là.”
Oui, vous avez bien lu.
L’éducation “classe moyenne” version Gates : mode d’emploi
Selon la vision maison, cette éducation comprend :
- De l’argent de poche “maîtrisé” : les enfants devaient gérer leur argent et rédiger une wishlist pour Noël, comme tout enfant normal rêvant d’un pur-sang plutôt que d’un LEGO.
- Des corvées domestiques : malgré le personnel, les enfants participaient à la vaisselle. Et Melinda rappelait avoir “tondu des pelouses et nettoyé des fours“. L’enfer bourgeois, en somme.
- La règle du silence radio : interdiction de raconter à l’école les vacances en jet privé. “Sinon cela vous séparera des autres enfants.” – Classe moyenne, moyennement classe – comme dirait l’autre.
Quand encourager la passion passe par l’immobilier de luxe
Jennifer Gates, passionnée d’équitation depuis l’âge de six ans, n’a pas vu ses rêves bridés. Bill, en père impliqué, en plus du domaine offert pour son diplôme a investi 38 millions dans un ranch en Floride, loué un manoir équestre à 1 million pour six mois, parce que bon, l’hiver c’est rude et acheté quatre chevaux de compétition (budget non communiqué, mais spoiler : c’est plus qu’un vélo Décathlon).
Malgré quelques menus écarts comptables avec le mode de vie de la moyenne nationale, Melinda Gates le martèle : ce sont les valeurs transmises qui comptent. L’humilité, la responsabilité, le respect de l’argent (même quand on en a trop).
“Je m’étais promis que si j’avais un jour des ressources à ma disposition, ce ne seraient pas le genre d’enfants que je voudrais élever.”
Et elle a tenu parole. Après tout, offrir une ferme de luxe n’empêche pas de donner une leçon de gestion budgétaire.
Dans l’univers des Gates, c’est ça, le juste milieu. Et si ça vous semble un peu déconnecté, c’est sans doute que vous n’êtes pas assez… classe moyenne.
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