C’est le film le plus visionné en ce moment sur Netflix. Dans La Demoiselle et le Dragon, nous suivons les aventures d’Elodie, une jeune femme qui accepte d’épouser un prince charmant. En réalité, cette offre a tout d’un traquenard, et l’héroïne le comprend très vite. Le final de ce long-métrage est assez désarçonnant, si bien que le scénariste de cette production, Dan Mazeau, a pris la parole pour s’expliquer. (Alerte Spoiler : la suite de cet article révèle des éléments essentiels de l’histoire).
Une conclusion ouverte
Pour rappel, à la fin du film, nous voyons Elodie et la dragonne s’allier pour prendre leur revanche sur la Reine Isabelle et les membres de la royauté. Le château s’embrase et lors de la dernière scène, l’héroïne et la dragonne filent vers un horizon inconnu. Cela a de quoi ouvrir le champ des possibles, et notamment une suite. Interrogé par nos confrères de The Wrap, le scénariste a justement expliqué :
Au moment où elles s’envolent, l’histoire de leur vie n’a pas encore été écrite. On voulait vous montrer l’inverse d’un conte de fées. C’est notre “heureux pour toujours” inversé. Contrairement à l’idée que rien ne va arriver, l’idée est que tout peut arriver. Élodie veut voyager à travers le monde, la dragonne était enfermée dans cette prison émotionnelle depuis des centaines et des centaines d’années. La fin est aussi ouverte que possible, contrairement aux limites de la grotte.
Il ajoute : “L’idée, c’est de prendre les traditionnelles histoires de chevalier en armure scintillante et d’explorer le monde d’un autre point de vue, et une partie de ce point de vue, c’est de ne pas juste se sauver soi-même, mais sauver quelqu’un d’autre. (…) L’idée, c’est que lorsqu’elle (la dragonne Ndlr) a perdu ses enfants, c’était fini. Elle allait être seule toute sa vie, jusqu’à sa mort. En essayant de rendre la douleur qu’elle a endurée, elle a causé la mort d’énormément de jeunes femmes, là-bas, dans la pénombre.”
Une suite pour La Demoiselle et le dragon ?
Et l’auteur de conclure : “Elles ont donc une nouvelle relation. Je ne pense pas qu’elles soient forcément alliées, mais elles ne sont plus simplement “la demoiselle” et “la dragonne”. La nature de leur relation reste sujette à interprétation. (…) Et maintenant, pour la première fois, Élodie est libre d’une manière inédite pour elle, tout comme l’est la dragonne. Elles ont toutes deux l’occasion de tracer leur propre voie.”
Reste une question de taille : aura-t-on droit à une suite ? Netflix n’a pour l’heure fourni aucune information à ce sujet, et on peut imaginer que la réponse dépend de l’audience de ce long-métrage. Un second volet pourrait en tout cas explorer cette relation naissante entre Elodie et la dragonne. Elles pourraient ainsi se rendre dans d’autres royaumes pour les libérer.
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Dommage ! Dommage car le concept de départ était sympa, rien de très original mais sympa… tout comme Bright tué par Netflix, quelques mauvais choix esthétiques et un montage calamiteux, Damsel (la demoiselle et le dragon) est bourré de cliché maladroit avec l’aventure initiatique de la jeune femme devenant une guerrière badass blablabla, déjà vu 100 fois. La scène de fin lors du départ du château en est un exemple on ne peut plus parlant. Un cliché de cliché vu un nombre incalculable de fois ce qui en est malheureusement grotesque. Milly Bobbie brown fait ce qu’elle peut pour insuffler une jolie énergie (on ne peut lui enlever cela) mais même une très bonne actrice pour peu qu’elle soit mal dirigé ne pourra pas faire de miracle malgré son talent. S’ajoute à cela une réalisation datée (qui n’a pas été sans me rappeler de vieux épisodes de Xena la guerrière). Malheureusement se film est creux, plat, et ennuyant. Ce que je déteste quand je regarde un film est de comprendre la finalité, dès le début… L’actrice principale mérite mieux que cela. Concernant les FX je ne serai pas aussi sévère que les différentes critiques spécialisées. Certe les décors sentent bon le carton-pâte mais les images de synthèses ne sont pas si mauvaises que cela. Je pense sincèrement qu’après le désastre visuel de The Flash un bon paquet de films à moindre budget peuvent très bien s’en sortir. Qui mieux d’ailleurs que Godzilla : Minus One pour être le parfait représentant des films à “petits budgets” pouvant nous mettre des claques visuels. Non un des vrais problèmes des films de fantasy moderne c’est cette impression d’être dans des décors. Rien ne paraît réel, rien ne semble vieux, usés, ayant eu une vie (ici dans un royaume sensé avoir plusieurs millénaires). On ne croit pas une seconde à la diégèse du film. Bref il est toujours bon de voir un film pour se faire son idée, je ne le vous déconseillerait donc pas mais pour peu que vous attendiez quelque chose ayant du punch l’ennui ne tardera pas. Les gros studios on tendances à banaliser la médiocrité, à la normaliser. C’est dangereux…