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La Dreamcast a 25 ans : 12 anecdotes sur la dernière console Sega

La Dreamcast de Sega souffle ses 25 bougies ! Retour sur une des consoles les plus en avance sur son temps, peut-être un peu trop d’ailleurs.

Aujourd’hui, nous allons parler d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Il y a maintenant plus de 30 ans, la guerre des consoles faisait rage entre les deux constructeurs japonais Nintendo et Sega, l’un avec la Nintendo Entertainment System, l’autre avec la Master System. à coup de “Sega, c’est plus fort que toi”, la firme au hérisson essaye de s’imposer devant Nintendo, pour au final connaître l’échec qu’on lui connaît maintenant.

Seulement, il n’empêche que Sega a su se distinguer, notamment par la Dreamcast, une console sortie le 27 novembre 1998 au Japon. Étant une console comme aucune autre, elle a aidé à modeler ce que serait le jeu vidéo de demain. Seulement, son face à face avec la PlayStation 2 qui elle disposait d’un lecteur DVD lui aura été fatal, seulement 3 ans après sa mise en vente.

Voyons tout de même ensemble ce qui faisait de cette console une véritable avancée majeure ave12 anecdotes sur la console de SEGA :

La SEGA Katana ?

S’il y a bien quelque chose qui restera dans l’esprit des joueurs plusieurs décennies après la sortie d’une console, c’est son nom. Choisir celui-ci est crucial, et la Dreamcast est passée à côté d’une dénomination plutôt stylée.

Anecdotes Dreamcast
© Unsplash

En effet, la Dreamcast aussi put aussi s’appeler la Katana, qui offrait un peu moins une connotation de matérialisation des rêves il est vrai.

Un format exclusif de disque

Sentant les problèmes de piratage qui allaient arriver avec le CD-ROM facile à reproduire par tout un chacun, Sega à créer son propre format de GD-ROM. Malheureusement pour eux, ce n’est pas vraiment ça qui a empêché le piratage de devenir un problème majeur de la Dreamcast.

Si le GD-ROM était effectivement bien protégé, la console pouvait tout de même lire également les CD-ROM, ce qui a laissé la porte ouverte à toute sorte de dérives. Le fait de ne pas adopter le format DVD qui offrait beaucoup plus de plus aux développeurs pour créer des titres plus ambitieux a aussi été un souci pour la console de Sega.

Trop en avance sur son temps

Quand on vous disait que la Dreamcast avait véritablement modelé le jeu vidéo moderne, ce n’était pas un euphémisme. En effet, Sega ont été les premiers à proposer une console qui pouvait se connecter à internet avec SegaNet, qui laissait la possibilité aux joueurs d’interagir ensemble. Moquée par les autres constructeurs à l’époque, la connectivité internet est maintenant complètement indissociable de la pratique du JV 25 ans plus tard.

Un partenariat raté avec un acteur majeur de l’industrie

Il faut croire que Microsoft a frappé à toutes les portes pour se lancer dans le jeu vidéo. Avant d’avoir été humilié par l’hilarité générale des dirigeants de Nintendo suite à une proposition de rachat, M$ a travaillé de consort avec Sega sur le développement de la Dreamcast.

Anecdotes Dreamcast
© Unsplash

Microsoft a notamment fourni à ce dernier une version custom de Windows CE ainsi qu’un kit de développement. Le géant américain s’est ensuite servi de cette expérience pour développer sa propre console la Xbox. Il suffit de voir l’apparence de la manette de celle-ci en comparaison de celle de la Dreamcast, afin de comprendre immédiatement l’inspiration derrière.

Souriez, vous êtes filmé par le Dreameye

La Dreamcast a proposé une caméra qui permettait de prendre des photos et de les envoyer par email, en retouchant les photos à l’aide du programme VisuelPark fourni.

De base, Sega voulait aussi s’aider de cette caméra pour créer un système de reconnaissance de mouvement dans les jeux, un peu à la manière de ce que fait Sony avec son EyeToy quelques années plus tard.

La carte mémoire qui permet de jouer

Un des éléments les plus connus de la Dreamcast est le VMU, pour Visual Memory Unit. C’est simple, ce petit appareil était une carte mémoire à insérer dans la manette de la Dreamcast, qui une fois retirée, se transformait en console portable.

Évidemment, les jeux disponibles sur celle-ci restent simples, mais l’attachement au produit est important. 20 ans plus tard, le concept est devenu tellement populaire que certains moddeur s’amusent encore à mettre des Raspberry Pi dans le VMU pour en faire une machine d’émulation de jeux GameBoy.

Un président qui tenait à son entreprise

S’il y a bien quelqu’un qui était passionné par la Dreamcast et Sega en général, c’était bien Isao Okawa. Longtemps à la tête de Sega, il a sorti la société de nombreuses mauvaises passes, en offrant notamment 40 millions de dollars à Sega Entreprises pour réaliser sa vision de la Dreamcast.

Anecdotes Dreamcast
© Unsplash

Il a ensuite donné l’équivalent de 695 millions de dollars en action à la Sega Corporation. Si ça ce n’est pas de l’engagement…

Une image plus nette

Encore une fois, la Dreamcast a lancé la voie d’une évolution majeure dans le milieu du jeu vidéo de l’époque? Plutôt que d’uniquement exploiter le RCA, la Dreamcast, à l’aide d’une VGA box permettait, comme son nom l’indique, de brancher la console en VGA.

Cela avait deux intérêts majeurs, une image plus nette en 480p, mais aussi la possibilité de brancher la console à un écran de PC.

Shenmue, toute une histoire

Avec Sonic Adventures, les jeux Shenmue sont parmi les plus emblématiques de la console. Seulement, saviez-vous que pour cette époque, les dépenses engendrées par leur développement avaient été absolument immenses ?

Anecdotes Dreamcast
© Sega

Sorti en 99, Shenmue premier du nom a couté entre 40 et 72 millions de dollars, ce qui même dans nos standards actuels reste plutôt haut. Mais que dire de Shenmue 2 dont les estimations évoquent 132 millions de dollars ? C’est simple, il aurait fallu qu’il se vende deux fois plus de copies du jeu pour que Sega rentre dans ses frais.

L’échec commercial en chiffre

Malgré toutes ses qualités, la Dreamcast a été un véritable échec commercial avec 9,03 millions d’unités vendues dans le monde. À titre de comparaison, la Mega Drive avait été vendue à 34,06 millions d’exemplaires, et la console à laquelle a fait face la Dreamcast qu’est la PlayStation 2, à 155 millions d’unités. En 2000, Sega avait perdu 500 millions d’euros, abandonnant au passage la création de consoles.

En 2007

Étonnamment, c’est 7 ans après la fin de la production de la Dreamcast qu’est sorti le dernier jeu de la console. Appelé “Karous”, c’est un shoot ‘em up sorti uniquement au Japon, ensuite adapté sur Wii.

Un logo changeant

Mais que peut bien signifier le logo de la Dreamcast ? Cette spirale signifie “Power Source”, montrant encore une fois les ambitions de Sega à propos de cette console. Anecdote aussi à savoir pour briller en société, le logo était orange au Japon, rouge aux états unis, et bleu en Europe.

Anecdotes Dreamcast
© Sega

La version européenne a été réalisée de cette manière pour éviter tout litige avec le studio allemand Tivola Publishng, ayant lui aussi une spirale orange comme logo. Oui, le studio existe toujours et publie dorénavant des jeux mobiles.

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