Il n’y a pas que dans la famille royale que le Royaume-Uni rencontre des difficultés. Ce lundi, les Premiers ministres des parlements locaux d’Écosse, d’Irlande du Nord et du Pays de Galles se sont rencontrés à Cardiff pour une réunion historique. À l’aube des 100 ans du Royaume-Uni comme on le connaît aujourd’hui, ses quatre pays se divisent.
Les élections sont passées par là et, désormais, seule l’Angleterre veut encore d’une union, au sein des élus respectifs. Pour tenir leurs engagements auprès de leurs électeurs, les indépendantistes des trois autres pays se sont rencontrés pour demander à Londres l’organisation d’un référendum. En question : la fin du Royaume-Uni, et leur éloignement de la Couronne.
Dans leur déclaration commune, ce lundi 14 septembre, le Premier ministre écossais John Swinney, le Premier ministre du pays de Galles Rhun ap Iorwerth et la Première ministre d’Irlande du Nord, Michelle O’Neill, ont demandé à Londres de « préparer, planifier et faciliter les changements constitutionnels » visant à faire une « sécession du Royaume-Uni ». Ils ont effectivement mentionné leur souhait de rejoindre l’Union européenne, en parlant des « dégâts » provoqués par le Brexit sur leurs économies.
🚨 NEW: The leaders of Scotland, Wales and Northern Ireland say the future of their nations “belongs in the European Union” as they call for independence from the UK pic.twitter.com/oFPZJVE5ig
— Politics UK (@PolitlcsUK) September 14, 2026
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Un Royaume-Uni qui tient l’Écosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles à l’écart de l’Union européenne
En tant que membre du Royaume-Uni, l’Angleterre, l’Écosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles sont des pays, mais pas des États souverains. Aux Nations-Unis, aux Jeux olympiques ou dans les traités internationaux, seul le Royaume-Uni existe en tant qu’État. Mais ces pays restent indépendants sur le plan de leur politique interne, en disposant de leur propre parlement élu et de leur propre gouvernement local.
Les citoyens seront donc appelés à faire part de leur avis sur une sortie ou non de cette organisation. Derrière ce choix, les indépendantistes visent aussi à se rapprocher de nouveau de l’Europe. En retrouvant son unité avec l’Irlande du Sud, l’Irlande du Nord pourrait automatiquement rejoindre l’Union européenne. Du côté de l’Écosse, en 2016, les citoyens ont voté à 62 % contre le Brexit.
Le projet des indépendantistes fait aussi plaisir à Donald Trump. En visite le 12 septembre dernier en Irlande, le président des États-Unis faisait part de son souhait de voir une Irlande unifiée. Il qualifiait cette potentielle décision « d’inévitable », mais aussi de « fantastique » et d’une « très bonne chose ». Le Premier ministre irlandais a tout de même demandé au calme, soulignant que Donald Trump portait un regard différent et extérieur sur la situation.
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Le Royaume-Uni a 100 ans, et 300 ans d’histoire derrière lui
Tel qu’on le connaît, le Royaume-Uni existe depuis 1927. Avant, il s’agissait du Royaume-Uni de Grande-Bretagne, avec le Royaume d’Irlande. À partir de cette date, le Royaume-Uni a vu l’Irlande du Sud prendre son indépendance (1922). Les premiers actes d’unions entre les pays remontent à 1536 avec l’annexion du Pays de Galles (alors principauté de Galles) par le Royaume d’Angleterre. Plus tard, le 1er mai 1707, on parlera pour la première fois de Grande-Bretagne (arrivée de l’Écosse).
Avant la réunion de ce 14 septembre pour la mise en place d’un référendum de sortie du Royaume-Uni, l’État a connu d’autres crises. La dernière en date remonte à septembre 2014 avec le premier référendum d’indépendance écossais, où le non l’emportait à 55,3 %. Plus lointain, le Royaume-Uni a traversé des périodes difficiles entre 1919 et 1922 (perte de l’Irlande) et en 1940 avec la menace nazie lors de la Seconde Guerre mondiale.
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