Droit d’auteur, risques…. réguler l’IA apparaît comme une nécessité absolue, en particulier dans tous les pays et ensembles régionaux où se développent ces technologie. Mais comment trouver le juste milieu entre protection des citoyens et stimulation d’un secteur de plus en plus écrasé par des acteurs américains comme OpenAI ?
Malgré un projet de Loi qui vient d’être actée au niveau européen, la question est encore, à en croire la France et l’Allemagne, loin d’être tranchée. Le Figaro rapporte que Emmanuel Macron y est allé presque simultanément de sa critique.
Emmanuel Macron semble peu emballé par le AI Act européen
«Je demande à ce qu’on évalue de manière régulière cette réglementation. Et si on perd des leaders ou des pionniers à cause de ça, il faudra y revenir», explique le dirigeant français. Il faut dire que la France dispose déjà de quelques startup qui commencent à marquer des points, notamment Mistral AI dont nous vous parlions dans cet article.
Mais aussi que ce n’est pas la première fois que le président français s’inquiète des conséquences potentielles de ce texte. Le couple franco-allemand cherche depuis des mois un cadre qui évite les dérives tout en restant “pro business” et en évitant d’étouffer les jeunes startup.
Le président français plaidait en particulier pour un cadre minimal, qui ne désavantage pas le continent face aux Etats-Unis, à la Chine et au Royaume Uni (qui ne s’imposent pas de telles mesures pour le moment). Le AI Act, encadrera, à l’horizon 2025-2026, la vente et l’usage des systèmes IA avancés.
De quoi harmoniser les règles et a priori favoriser le développement de ces IA d’un niveau au moins équivalent à ChatGPT. Toutefois, ce qui fait polémique ce sont les nouvelles règles censées limiter le risque posé par ces IA. En particulier l’ensemble de nouvelles obligations qui doivent s’imposer au secteur.
On relève cependant que le AI Act ne s’applique qu’aux variantes commerciales de ce type d’IA. Celles développées dans le cadre militaire, à des fins de recherche ou mises à disposition gratuitement (et/ou open source) sont exclues de cette Loi, ce qui laisse pas mal d’espace pour développer ce type de systèmes sans entrave.
Par ailleurs le texte fait la distinction entre les IA posant un risque “inacceptable” dont le développement à des fins commerciales doit être interdit, et les IA à “haut risque” qu’il reste possible de développer sous réserve de se plier à un certain nombre de règles.
La mise en place de régulations ne génère pas toujours des désavantages – puisqu’elle permet à un plus grand nombre d’acteurs de coexister pacifiquement, tout en créant potentiellement des conditions vertueuses pouvant attirer des projets ultérieurs. Reste à savoir si cela sera le cas après l’entrée en vigueur du AI Act.
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Sous-titre, “Selon Emmanuel Macron et Olaf Scholz s’unissent contre le projet de régulation de l’IA qui se prépare au niveau européen qui risque selon eux d’étouffer les startup du continent et d’avantager les leaders américains du secteur. ”
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C’est pas français, ça, on dirait une tirade IA mal fagotée.