La Kindle Fire HD fonctionne bien sous une version éloignée d’ICS

Hier, c’est en grande pompe que Jeff Bezos a présenté les tablettes Kindle Fire HD. Aujourd’hui, on apprend qu’elles tournent bien sur une version très personnalisée d’Ice Cream Sandwich.

Quelle est la version d’Android installée sur ce terminal ? C’est une des premières questions que se posent de nombreux acheteurs. Version vanilla (c’est-à-dire non modifiée) ou personnalisée avec surcouche constructeur (Sense, Touchwiz, Motoblur…) ou même par l’opérateur mobile sont autant de possibilités qu’il convient d’examiner avec attention et perspicacité. Avec les tablettes d’Amazon, difficile de savoir quelle est la version d’Android qui est installée.

Un fork d’Android 4.0 sur la Kindle Fire HD

Toutefois, des représentants de la société ont précisé à Slashgear que l’OS était bien basé sur Android 4.0, alias Ice Cream Sandwich (ICS), alors que c’était Android 2.3/Gingerbread qui avait servi de base à l’OS de la première Kindle Fire. Mais le dessert glacé de Google est enterré profondément. Les développeurs d’Amazon ont d’ailleurs effacé toutes traces ou notions de Google sur la page de présentation de la Kindle Fire HD. De surcroît, toutes les applis standards de Google ont été retirées au profit de celles d’Amazon (Amazon Cloud Player, Amazon MP3, Kindle for Android, Amazon Appstore…). Ainsi, le Google Play, n’est pas présent puisqu’Amazon promeut son propre magasin d’applis Android. Ce dernier peut d’ailleurs être installé gratuitement sur n’importe quel terminal Android depuis peu de temps en France (lire notre article). Si vous désirez installer le Google Play sur une Kindle Fire, au préalable, il vous faudra la rooter (c’est-à-dire acquérir les droits admin). Mais on s’éloigne là du sujet et de l’expérience utilisateur simple et abordable prônée par Amazon.

Un outil de promotion des services d’Amazon

Amazon a tant revisité la build originale d’ICS qu’on peut même parler de fork. Une logique qui suit le business model mis en place pour vendre les Kindle Fire à des prix défiant toute concurrence. Paradoxalement, le géant de l’e-commerce suit en cela Apple (pas pour les tarifs) avec ses appareils iOS pour lesquels les pierres angulaires sont l’App Store, iTunes et iCloud. Mais Amazon va encore plus loin avec une forte intégration dans le cloud de ses tablettes. Le service de casier numérique dans le cloud proposé par Amazon offre la possibilité de lire le contenu stocké pourvu qu’il ait été acheté via les services d’Amazon.

Un mécanisme de publicité fait son apparition

Si les acheteurs de la Kindle Fire HD ne se rendront pas compte qu’ICS est à la base de l’OS installé, ils découvriront en revanche un mécanisme de publicité mis en place sur ces nouvelles tablettes. Ainsi, lorsque l’écran est verrouillé, l’utilisateur découvrira une publicité pour des offres spéciales sur son propre site d’e-commerce. Pas de quoi s’affoler toutefois puisqu’elle ne perturbera pas l’expérience utilisateur. En revanche, les mêmes publicités apparaissent également dans l’angle inférieur gauche de la page d’accueil. Et il est impossible de les retirer à moins de passer à la caisse. C’est bien là le prix à payer pour disposer d’une tablette avec un tel rapport qualité prix, Amazon faisant peu (voire pas) de profit sur les ventes de ses tablettes Kindle Fire.

(source)


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Un commentaire

  1. Ah, le cloud …
    Et puis le jour où je ne paye plus ma cotis à Amazon je perds tout ce que j’ai acheté ?
    Ben voyons !
    C’est typiquement du foutage de gueule sauce 3.0.
    1. Pourquoi acheter un nième bidule qu’il faudra recharger en plus des smartphones et autres tablettes ?
    2. Pourquoi placer mes données personnelles et habitudes de consommation chez un « commerçant » qui va se dépêcher de les revendre à d’autres ? Une société américaine qui plus est.
    Avec le fric qu’un Amazon se fait sur mon dos la Kindle devrait être gratuite et même Amazon devrait me payer pour l’acheter ! On dirait que vous n’avez pas encore bien compris que le business-model de ces machins là c’était le no-safe-sex devant, derrière et sur les côté.
    3. Ce que je disais plus haut.

    M’enfin, si ça amuse la majorité, ma foi …
    Une majorité qui ne parle pas à son voisin mais qui révèle tout sur Amazon, FB, Twitter, etc.
    Db

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