Une enquête d’investigation vient de plonger la célèbre plateforme de services de paiement Flutterwave dans la tourmente. La startup la mieux valorisée en Afrique, née au Nigéria, estimée à plus de 3 milliards de dollars, est aujourd’hui rattrapée par des déboires présumés.
Selon les journalistes du West Africa Weekly, Olugbenga Agboola aurait commis diverses infractions relevant de fraude, de délits d’initié et de comportements inappropriés avec des collaboratrices. Ces soupçons ne datent pas d’hier et viennent mettre le doigt sur une affaire qui impliquerait aussi les régulateurs américains.
Sur le podium, 2 pépites ont levé +100m$ : @instadeepai & @theflutterwave
Flutterwave, une fintech du paiement lancée au Nigeria, est devenue la startup la mieux valorisée d’Afrique
— Hadrien Augusto (@HadrienAugusto) February 27, 2022
Les casseroles de la première startup africaine
Le média africain promet de publier l’ensemble des preuves en sa possession pour mettre la lumière sur la plus grosse startup du continent. Ses journalistes affirmaient que Olugbenga Agboola et son associé, Adeleke Adekoya, ont abusé de leurs positions “pour utiliser les actifs d’Access Bank au profit de Flutterwave”, raconte l’un des auteurs de l’enquête.
Les deux entretiendraient des liens étroits avec la banque nigérienne dans laquelle ils possédaient une position stratégique. Ils en auraient profité pour servir leur propre intérêt, un comportement relevant du délit d’initié et ce depuis la création de Flutterwave en 2016. Du fait que son siège social soit en Californie, c’est avec le gendarme des marchés financiers américain, la SEC, que l’équipe aurait dû rendre des comptes.
Mais sur l’objet d’une convocation en 2018, les versions diffèrent entre la SEC et les associés de Flutterwave. Il est à se demander pourquoi l’organisme américain n’a jamais communiqué autour de cette affaire de plusieurs années.
Les casseroles de la fintech Flutterwave ne serait rien sans le rajout de soupçons de fraude autour des rémunérations en actions proposées par Flutterwave à ses employés. Selon le travail des journalistes et les retours du prestataire Mastercard, des transactions frauduleuses auraient eu lieu et certains salariés n’auraient jamais reçu la somme qu’ils devaient percevoir.
Enfin, les journalistes du média africain réitéraient leurs soupçons de comportements inappropriés du PDG de Flutterwave avec certaines collaboratrices. En 2019, une campagne de militants anonyme le pointait du doigt en l’accusant d’avoir à plusieurs reprises abusé de sa position pour “coucher avec de nombreuses femmes chez Flutterwave”.
Un graphique, pour mieux se rendre compte ⬇️ pic.twitter.com/qOzikexBca
— Hadrien Augusto (@HadrienAugusto) February 27, 2022
Malheureusement, Flutterwave avait l’image de la startup modèle et de locomotive sur le continent. Elle permettait d’ailleurs à l’écosystème de réaliser un record sur les 7 premières semaines de l’année : celui d’atteindre le milliard de dollars investis en capital-risque. Jamais l’Afrique n’avait autant conquis les actionnaires. L’année 2022 s’annonce encore plus impressionnante. Les startups locales devraient arriver à lever plus de 7,3 milliards de dollars.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
NigériAne pas nigérienne
COmpagne pas campagne.
De plus en plus lamentable ces fautes, pas un article n’y échappe 😡😡😡😡