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Le chef de la CIA était à Moscou pour prévenir la Russie de ne pas attaquer l’OTAN, selon le WSJ

C’est l’une des rares visites américaines sur le sol russe depuis le début de la guerre en Ukraine, et certainement la plus secrète à ce jour. Le Wall Street Journal avance que le directeur de la CIA John Ratcliffe a visité Moscou pour avertir la Russie de ne pas attaquer un pays de l’OTAN.

La visite surprise de John Ratcliffe à Moscou, mardi 25 août, avait pour but de mettre en garde la Russie contre toute attaque visant un pays de l’OTAN, d’après le Wall Street Journal. Les services de renseignements américains pensent très sérieusement que Vladimir Poutine chercherait à lancer une attaque à l’avenir.

La CIA, l’agence de renseignement des États-Unis chargée de la plupart des opérations clandestines effectuées en dehors du sol américain, surveille de près l’activité russe et ses plans futurs, notamment au sujet des pays de l’OTAN. Au début du mois d’août, les espions américains prévenaient encore que Moscou devrait attaquer un pays membre de l’OTAN, et mettait plusieurs scénarios possibles sur la table.

Dans ce contexte, le nouveau chef de la CIA, John Ratcliffe, qui prenait ses fonctions l’année dernière, a décidé de se rendre à Moscou. Dans un voyage exceptionnel, à bord d’un C-17A Globemaster III de l’US Air Force, ce fervent défenseur d’une réponse forte face au Kremlin s’est rendu au plus près de Vladimir Poutine. D’après le Wall Street Journal et CBS News, il n’a cependant pas rencontré le président russe, mais ses homologues du renseignement.

Quelques jours après sa visite du 25 août, les deux médias américains révèlent que l’une des principales raisons de sa visite concernait le risque de voir une attaque limitée sur un pays de l’OTAN dans un avenir proche, de quelques mois ou années, qui aurait pour conséquence d’intégrer automatiquement les pays de l’alliance concernée (32 pays répartis entre l’Europe et l’Amérique du Nord) en guerre contre la Russie.

Pour beaucoup, cette explication ne tient pas la route. La venue du chef de la CIA à Moscou pourrait être d’un motif plus urgent, que ni les États-Unis ni la Russie n’aimeraient révéler au grand public. Une opération aérienne massive autour de Kaliningrad par l’OTAN, comprenant des avions radar mais aussi des avions de chasse a eu lieu ces derniers jours sans qu’aucune explication ne soit donnée.

Parmi les aéronefs du dispositifs, on notait la présence inédite d’un avion de guerre électronique de l’US Air Force, l’EA‑37B Compass Call.

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John Ratcliffe, le nouveau directeur de la CIA depuis 2025 © Maxim Elramsisy / Shutterstock

Échanger entre services secrets

Côté russe, un porte-parole du Kremlin a indiqué que John Ratcliffe était venu pour échanger « entre services secrets ». Il confirmait que le chef de la CIA n’avait pas rencontré Vladimir Poutine, malgré de précédentes déclarations sur un changement d’agenda pour le président russe afin de coller à la visite du patron de l’agence de renseignement américaine. Du côté de Donald Trump à la Maison-Blanche, la visite a été minimisée et qualifiée de « quasi-routine ».

Le président des États-Unis ajoutait aussi que « nous aimerions que la guerre en Ukraine s’arrête », confirmant que le sujet principal était bien l’Europe. Mais plus tôt, lors d’une interview, il avait avancé que la présence de John Ratcliffe à Moscou n’était ni pour parler des menaces russes contre l’OTAN ni de l’Iran. Les médias américains, eux, avançaient que le directeur avait toutefois mentionné le conflit en Iran et déclarait que de nouvelles sanctions seraient décidées si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert.

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