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Le Code de la route a changé : voici la règle à suivre pour éviter la sanction

Une nouvelle réglementation légalise une pratique qui jusqu’à présent n’était pas officiellement autorisée.

C’est une modification majeure du Code de la route qui est passée presque inaperçue lors de son entrée en vigueur, le 11 janvier dernier. Pourtant, cette nouvelle réglementation concerne des millions de conducteurs français.

En l’occurrence, il s’agit de la légalisation de la circulation interfiles (CIF) pour les deux et trois-roues motorisés, une pratique qui a longtemps été tolérée mais jamais officiellement autorisée jusqu’à présent. Cette décision est issue d’une période de trois ans et demi d’expérimentation dans 21 départements et concerne donc directement les quelque 2,7 millions de propriétaires de deux-roues motorisés en France.

Une pratique officiellement acceptée

Le décret publié au Journal officiel le 10 janvier 2025 encadre donc strictement cette pratique : la circulation interfiles est désormais autorisée sur toutes les routes et autoroutes comportant au moins 2×2 voies séparées par un terre-plein central où la vitesse est limitée à 70 km/h ou plus. Il y a toutefois une exception : le périphérique parisien où la CIF reste permise malgré la limitation à 50 km/h instaurée en octobre 2024. Si cette pratique est dangereuse, elle a désormais le mérite d’être légale.

Heureusement, cette nouvelle liberté s’accompagne de règles précises : les véhicules ne doivent pas dépasser un mètre de largeur, la circulation doit être dense, et le dépassement n’est autorisé qu’entre les deux files les plus à gauche. La vitesse est limitée à 50 km/h, voire 30 km/h si l’une des files est à l’arrêt. Toutefois, il sera difficile de surveiller et de juger tous ces points de façon objective.

Malgré son interdiction et malgré les dangers associés à cette circulation entre les voies, la CIF était largement pratiquée notamment dans les grandes agglomérations. L’autorisation officielle vise à fluidifier le trafic et à réduire les risques d’accidents liés à une pratique non encadrée. A voir quel sera l’impact d’une telle modification, sachant que ce changement au Code de la route n’a pas fait les grands titres.

Le danger des deux-roues

Cette décision intervient dans un contexte – un peu – paradoxal : alors que la sécurité routière s’améliore de façon générale avec moins de 3 200 décès sur les routes en 2024 (une première depuis 1926 hors années Covid), les usagers de deux-roues motorisés restent particulièrement vulnérables. Ils représentent pas moins de 22% des personnes tuées sur la route, bien qu’ils ne constituent que 2% du trafic motorisé.

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