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« Elle a commencé à avoir des symptômes » : une Française positive au hantavirus, 20 cas contacts en France après l’évacuation du MV Hondius

La ministre de la santé, Stéphanie Rist, vient d’officialiser la nouvelle.

Alors que les passagers du MV Hondius ont pu rentrer dans leurs pays respectifs, un dispositif sanitaire serré a été mis en place car ces derniers pourraient être infectés par l’hantavirus. Et justement, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé, ce lundi 11 mai, sur France Inter que les tests sur une passagère Française qui présentait des symptômes lors de son retour dans l’Hexagone se sont révélés positif.

Elle précise ainsi : « Dans les cinq Français, une des personnes pendant le voyage a eu des symptômes » et son état s’est « dégradé cette nuit », puis « les tests sont revenus positifs à l’hantavirus ».

Cette dernière se trouve actuellement dans un hôpital spécialisé dans les maladies infectieuses. « Quand on se dégrade avec ce virus, on peut avoir un pronostic vital engagé, c’est peut-être le cas de cette personne », ajoute la ministre.

Les choses semblent en tout cas s’accélérer sérieusement dans ce dossier en début de semaine. Toujours selon la ministre de la Santé, on compte actuellement 22 cas contact « plus ou moins proches » en France. Parmi elles, cinq personnes se trouvaient sur la croisière, dont la patiente contaminée, tandis que d’autres avaient pris le premier avion de rapatriement et certaines ont embarqué dans un deuxième avion.

Une contamination uniquement sur le bateau ?

Pour rappel, la contamination d’un être humain par le virus suppose l’inhalation de particules (salive, urine ou déjections) émises par des rongeurs porteurs. Ce schéma de transmission vaut pour la quasi-totalité des cas d’hantavirus répertoriés à ce jour.

Il existe toutefois une exception notable : la souche des Andes, dont la circulation est essentiellement localisée en Argentine et au Chili. Particularité qui la distingue radicalement des autres variants, elle est à ce jour la seule capable de passer directement d’un individu à un autre. Or, le MV Hondius, le navire au cœur de l’affaire, semble avoir offert un terrain propice à ce franchissement de la barrière interhumaine.

L’OMS avance dès lors l’hypothèse selon laquelle une ou plusieurs personnes auraient été contaminées avant même de monter à bord, vraisemblablement en Argentine, la transmission entre passagers n’intervenant qu’ensuite, en mer. La chronologie des événements vient étayer cette lecture. Ainsi, compte tenu d’une période d’incubation s’étalant en général sur deux à trois semaines, une exposition à bord du navire ou lors d’une escale pourrait être écartée. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

Ce qu’il faut retenir :

  • Une Française, passagère du MV Hondius a été diagnostiquée positive au hantavirus
  • Vingt cas contacts ont été identifiés en France après l’évacuation du MV Hondius
  • La ministre de la Santé a officialisé la nouvelle

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Par : Gouvernement français
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