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Le patron de la NASA craint que la Chine ne s’approprie la Lune

La Chine est en train de devenir une grande puissance spatiale, une idée qui ne plaît pas du tout à Bill Nelson, le patron de la NASA.

Il est rare d’entendre Bill Nelson prendre la parole. L’administrateur de la NASA, auparavant sénateur et astronaute durant quelques jours, est assez discret. Il vient cependant de donner une interview aussi longue que marquante au magazine Politico. Interrogé sur la question d’un retour de l’Homme sur la Lune, Nelson a rapidement dévié le sujet pour parler de la puissance chinoise. Selon lui, une vraie « course à l’espace » est aujourd’hui lancée.

L’administrateur de la NASA reconnaît que les exploits et développements récents du CNSA (l’agence spatiale chinoise) sont impressionnants, il assure que les États-Unis peuvent encore aller les premiers sur la Lune. Une situation plus que souhaitable selon Nelson, lui qui craint une crise géopolitique en cas d’arrivée chinoise sur notre satellite.

Un traité de l’espace caduc ?

Le patron de l’agence spatiale américaine a en effet plusieurs craintes concernant l’utilisation des ressources et la possible demande de souveraineté de la Chine sur certaines parties de la Lune. Si le traité de l’espace, ratifié en 1967, rend légalement impossible toute prise de position territoriale au-delà des limites de l’atmosphère.

Avec cette position de res nullius la Lune n’est qu’un terrain vague. La propriété de personne et de tout le monde. Ce même cas juridique s’applique pour l’Antarctique. Mais selon Bill Nelson, la Chine pourrait passer outre les textes de loi des années 70 et faire de la Lune une extension, pour le moins symbolique, de son territoire.

La vraie source d’inquiétude n’est pas tant la prise de position physique sur la Lune par des astronautes chinois, mais plutôt l’utilisation des ressources de notre satellite par ces derniers. Si la Chine se met à pomper l’eau présente sur le sol lunaire afin de l’utiliser pour produire de l’oxygène, les États-Unis pourraient se retrouver sans ressources.

La question cruciale de l’eau

La Lune n’est pas une belle planète pleine de vie comme la Terre. Il faut donc faire très attention aux ressources qui y seront commencées. Pour Bill Nelson une présence chinoise signifie de facto une surutilisation des ressources de la Lune, notamment l’eau, denrée la plus rare à la surface de notre satellite.

Afin de ne pas dépendre des humeurs chinoises, Bill Nelson lance également dans cet interview un appel à soutien auprès des politiques américains. La NASA vient de terminer la mission Artemis 1 et le retour de l’Homme sur la Lune devrait avoir lieu en 2025.

La Chine, de son côté, développe un programme spatial tout aussi ambitieux, mais ne compte pas mettre les pieds sur notre satellite avant 2030. L’ambassadeur du pays à Washington a répondu il y a quelques jours à l’interview de Bill Nelson. Il assure que ces craintes sont infondées. La Chine respectera les traités de l’espace et n’exploitera la Lune que pour des applications scientifiques.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. c’est dingue ce besoin de s’approprier quelque chose qui n’appartient à personne.

    On parle d’un satellite …

    Je ne suis pas chef de la NASA, mais j’avais déjà cette même crainte concernant les chinois…

    1. qui s’approprie quoi ? les anglais et ensuite les US se sont appropriés à peu près tout ce qu’ils pouvaient sur terre et là ils veulent obliger ceux qui peuvent aller sur la lune de signer une charte … c’est l’hôpital qui se fout de la charité, j’espère que la NASA va bien se planter sur ce projet ARTEMIS, ce sera une grande satisfaction pour les 3/4 de l’humanité !

Les commentaires sont fermés.