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Le piratage des séries va exploser, ce n’est qu’une question de temps

Les prévisions sont très sombres en ce qui concerne le piratage des séries et des films.

  • Les experts de la société MUSO s’attendent à une augmentation du piratage des films et des séries
  • Plusieurs facteurs expliquent cette évolution
  • Les pouvoirs publics et les ayant-droits ne pourront sans doute rien y faire

Les analystes de la société MUSO épluchent les données du piratage en ligne depuis des années. Pour 2022, leurs chiffres sont très peu flatteurs et ils ont noté une progression de 38,6 % des piratages de film, tandis que les visites sur des sites illégaux progressaient de 8,8 % sur un an.

Pour 2023, les spécialistes ne cachent pas leur pessimisme et s’attendent à une nouvelle hausse en raison de plusieurs facteurs dont : « l’augmentation du volume de contenu après la pandémie, les sorties de plus en plus exclusives à un grand nombre de plateformes d’abonnement légales et les pressions inflationnistes et économiques mondiales. »

L’inflation renforce le piratage

Revenons pas à pas sur cette déclaration. Il est vrai que la pandémie de Covid a bloqué de nombreux tournages et qu’on assiste à un embouteillage concernant la sortie des films et des séries. Par conséquent, c’est mécanique, l’augmentation du nombre de productions entraîne davantage d’opportunités de piratage.

Autre élément cité par MUSO : « les sorties exclusives ». On rentre ici dans le cœur du sujet. Pour se distinguer de la concurrence, les plateformes produisent en effet de nombreux contenus originaux. Si un seul d’entre eux vous intéresse, il peut être tentant de se le procurer de manière illicite plutôt que d’avoir à s’abonner.

Enfin, le dernier argument cité par les analystes est sans doute le plus important. Dans un contexte d’inflation et de difficultés économiques, les consommateurs doivent arbitrer dans leurs dépenses. Alors que les principaux services ont augmenté leurs prix, et qu’il est relativement simple de visionner des séries ou des films illégalement, le choix est malheureusement vite fait pour de très nombreux utilisateurs.

Certaines décisions peuvent aussi jouer en défaveur des plateformes. On pense notamment au choix de Netflix de faire payer le partage de compte. Les commentaires d’internautes excédés affluent en ligne, et beaucoup expliquent qu’ils vont se désabonner et pirater les films et les séries.

Bien sûr, les grandes plateformes et les pouvoirs publics ne l’entendent pas ainsi. La lutte contre les sites de streaming s’est intensifiée ces dernières années avec la fermeture de nombreux portails et une chasse déterminée contre les IPTV.

Mais on le sait, dans ce jeu du chat et de la souris, les pirates ont souvent un coup d’avance, et il y a fort à parier que cette tendance a encore de très beaux jours devant elle.

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Netflix
Netflix
Par : Netflix, Inc.
4.3 / 5
M15.9 avis
2 commentaires
2 commentaires
  1. Netflix était génial quand il n’y avait pas de concurrence.
    Netflix, Amazon, Apple, HBO, Paramount, Canal, Disney, OCS… C’est trop le bordel!
    Ils veulent tous une part du gateau, résultat : back to piracy… Et l’espoir de retrouver une offre globale avec un bon catalogue semble quasi nulle, puisque même avec autant de choix, ces plateformes sont rentables(pour l’instant).

    1. Tout a fait d’accord avec Jow,
      Le catalogue de Netflix était très bon quand il n’y avait que cette plateforme.
      Maintenant qu’il y en a autant, ce n’est juste plus gérable, il faut s’abonner à plusieurs pour avoir une sélection “correct” de films et séries.
      Il devient plus simple et moins cher d’installer un media center comme Plex chez soit couplé avec Medusa qui va tout chercher seul (et que ce qui t’intéresse) plutôt que de s’abonner à une plateforme dont la majeur partie du catalogue est inintéressante.
      J’ai craqué un peu au début en m’abonnant à plusieurs plateformes, rester dans la légalité pour financer la création … mais au bout d’un moment on devient juste une vache à lait qui se fait pomper sans mesure jusqu’à l’abattoir, donc sans moi, je retrouverai l’offre légale quand elle sera redevenue accessible et un minimum raisonnable.

Les commentaires sont fermés.