- Ce 1er août l’électricité augmente de 10%
- Cette hausse n’est qu’une première étape
- En 2024, d’autres augmentations devraient survenir
C’était annoncé par le gouvernement : dès ce 1er août 2023, le prix de l’électricité augmente de 10%. Une hausse qui s’explique par la fin du bouclier tarifaire et une accalmie de l’inflation a expliqué le ministère de l’Economie.
Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les tarifs auraient doublé en 2023 sans le bouclier tarifaire. Ce soutien temporaire aura coûté 24 milliards d’euros en 2022 et devrait encore coûter 17 milliards cette année. Alors petit à petit, l’Etat compte se libérer de cette dépense quitte à la faire peser sur les consommateurs.
Car l’augmentation du prix de l’électricité en août n’est qu’une première étape, le gouvernement souhaitant mettre fin au bouclier d’ici 2025. « D’ici là, il faut s’attendre à d’autres hausses, afin que le tarif pour le consommateur reflète les coûts » explique aux Echos Sylvain le Falher, cofondateur de Hello Watt. Et de poursuivre :
Même après cette hausse au 1er août, l’Etat, via le contribuable, continue de payer un tiers de la facture d’électricité. Pour se passer du bouclier tarifaire en 2025, il faudra encore 75% de hausse.
Deux nouvelles hausses en 2024
En comptant la hausse de 15% au 1er février et celle de 10% ce 1er août, on atteint pour le moment 25% des coûts récupérés auprès du consommateur. Les augmentations de prix de l’électricité risquent donc de se multiplier dans les mois à venir, jusqu’à 2025.
Selon Anna Creti, professeure à l’Université Paris-Dauphine, un retour à la situation d’avant la crise n’est pas envisageable. D’abord parce que les hausses dépendront des coûts d’approvisionnement de l’électricité mais aussi des investissements dans les énergies renouvelables ou des comportements des consommateurs. Le calendrier de remise en service des réacteurs nucléaires EDF sera aussi un élément clé.
Difficile donc de savoir de combien augmentera encore l’électricité mais les observateurs s’accordent à dire que l’Etat pourrait appliquer deux nouvelles hausses en 2024. Vos factures de l’année prochaine dépendront fortement de l’hiver qui nous attend. « La période clé sera l’entrée dans l’hiver, explique Anna Creti aux Echos. Il faudra alors surveiller la disponibilité du parc nucléaire, celle du parc hydroélectrique ou encore l’évolution des prix européens ».
Selon elle, le prix de l’électricité devrait se rapprocher de celui des allemands ou des britanniques. C’est-à-dire bien plus que ce que vous payez aujourd’hui.
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Pourquoi l’électricité coûte 3 fois moins cher en Espagne et au Portugal ?
Au mois d’avril dernier, les deux pays ont eu l’autorisation de mettre en route un système tarifaire qui plafonne les prix du gaz, qui entre dans la production électrique, afin d’alléger la note d’électricité des ménages et des entreprises.
Ce système longuement et durement négocié avec Bruxelles a permis aux deux pays de décrocher du système tarifaire européen et permet “de dissocier la formation du prix de l’électricité” de celui “du gaz”.
Ils n’ont qu’à rouvrir des centrales nucléaires…
aucun rapport… le marché du prix de l’électricité se base sur le prix le plus cher (actuellement le gaz). De plus, le nucléaire est hors course quand les énergies renouvelables rapportent des milliards d’euros à l’État français. Pour les années 2022 et 2023, le budget de l’État va récupérer près de 31 milliards d’euros de la part des producteurs d’énergies renouvelables. Ce sont les toutes dernières prévisions de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Une somme trois fois plus importante que les prévisions précédentes de la CRE de l’été 2022.
Et pour info, quand le prix du nucléaire augmente de 10%, le prix de mon fournisseur d’énergie verte “energie d’ici” augmente de… 4% seulement!
Pour autant que j’en sache, le prix de l’électricité en France va augmenter seulement à cause du fait qu’on rachète au prix du marché européen une électricité que l’on fabrique bien moins cher mais qu’on fourni à des opérateurs qui la revendent au prix d’un marché spéculatif lié à celui du gaz (même si nous avons une électricité d’origine nucléaire)… L’Espagne qui est sortie de ce système a donc des prix nettement plus faible…
Nous avons là affaire à une aberration européenne qui “arrange” surtout l’Allemagne mais dont notre gouvernement ne va pas se défère pour raisons idéologiques !
Le gouvernement ne sortira pas du système comme l’Espagne car EDF doit effectuer de gros investissements pour remplacer ou mettre à niveau les réacteurs actuels et financer les futurs réacteurs supplémentaires.
Des prix élevés et des couts de production bas, c’est idéal pour financer tout ceci. Et le tout payé de manière plus indolore que par les impôts…
Problème : les coûts de production du reste de l’économie deviennent intenables : avoir des prix plus bas qu’en allemagne aurait permis de compenser en partie le taux de change favorable dont a pu bénéficier l’allemagne lors de la mise en place de l’euro, celle ci étant en difficultés à l’époque. et ainsi permettre de nous réindustrialiser et de payer la facture ds investissements de capacités électriques…
Je vais rester dans mon pays,là où l’électricité coûte 8cents le kw/h et l’essence 1,79cents le litre.