Depuis quelques années maintenant, les périodes de très forte chaleur s’intensifient dans de nombreuses régions du globe. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime notamment qu’avec une augmentation de la température globale du globe de 1,5 °C d’ici la fin du siècle, ces épisodes de très forte chaleur vont être multipliés par quatre.
Le Brésil, l’est de la Chine et certains états américains bientôt hostiles à la survie humaine ?
Aujourd’hui, une récente étude menée par la NASA a permis d’analyser l’évolution du wet bulb, soit (entre autres) la capacité du corps humain à se refroidir, grâce à la sudation lors d’un temps chaud et humide. Evidemment, à une certaine température, le risque de mort devient palpable pour l’être humain, si bien que certaines régions du globe pourraient devenir mortelles dans les prochaines années.
Selon les scientifiques, résister à un indice web bulb de 35° pendant six heures est particulièrement éprouvant pour le corps humain. Certaines régions dépassent déjà ce seuil fatidique, mais la grande majorité des régions dites “chaudes” oscillent actuellement entre 25 et 27°. Toutefois, ce même indice web bulb est en hausse…

Ainsi, toujours selon les données analysées par la NASA, certaines régions comme le sud de l’Asie, les pays bordant la mer Rouge, l’est de la Chine ou encore une partie du Brésil devraient, dès 2050, afficher un indice wet bulb supérieur à 35°… soit au-delà de ce que peut supporter le corps humain.
En novembre dernier déjà, un rapport signé The Lancet (et établi par plus de 110 scientiques) indiquait que le nombre de décès liés à la chaleur devrait être multiplié par 5 d’ici à 2050. En France, ce sont ainsi entre 5 000 et 10 000 personnes qui pourraient mourir tous les ans à cause de la chaleur.

Dans un avenir plus lointain (la NASA évoque l’horizon 2070), ce sont certains états américains qui pourraient être concernés, comme l’Arkansas, l’Iowa ou encore le Missouri. Selon Futura-Sciences, le wet bulb témoigne un effet de danger pour la santé dès que ce dernier atteint les 25°, soit 12° de moins que notre température corporelle.
“Selon les estimations, les activités humaines ont provoqué un réchauffement planétaire d’environ 1°C au-dessus des niveaux préindustriels, avec une fourchette probable allant de 0,8 °C à 1,2 °C. Il est probable que le réchauffement planétaire atteindra 1,5 °C entre 2030 et 2052 s’il continue d’augmenter au rythme actuel” peut-on lire dans le rapport du GIEC.
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