Le Sénat a donné un nouveau coup d’arrêt au projet de loi du budget voulu par le gouvernement. La chambre haute a voté un amendement contre plusieurs propositions de l’exécutif. L’Élysée voulait un financement de 1,3 milliard d’euros pour l’ensemble des aides à l’achat d’une voiture électrique, mais le Sénat ne l’entend pas de cette oreille.
Dans son amendement, le groupe Les Républicains (LR) majoritaire dans la chambre, demande une baisse de 500 millions d’euros. Un budget grandement amputé, ne permettant pas les différentes hausses promises par le président. Emmanuel Macron avait notamment annoncé une hausse de 1000€ dans les ZFE ou encore l’augmentation du bonus écologique à 7000€.
Le marché français est encore “immature”
Pour Christine Lavarde, sénatrice LR, cette aide proposée aux français arrive trop tôt. Selon elle, le marché français n’est pas encore assez mûr. Elle pointe du doigt la concurrence chinoise, présente en nombre sur le marché. Ces nouveaux acteurs seraient grandement avantager par une hausse des aides dans les prochains mois.
“Notre amendement n’est pas tant d’effacer des crédits pour soutenir la transition du parc, mais plutôt de les décaler dans le temps pour qu’ils viennent en soutien de notre filière quand elle sera prête.”
La production électrique en France est très tendue pour ce début d’année, et miser tout sur l’électrique à cette période de l’année serait “une erreur monumentale” d’après le sénateur. Christophe Béchu, ministre de la transition énergétique ne partage pas du tout cet avis. Il assure qu’on “ne peut pas faire pause sur la transition énergétique.”
Les discussions risquent de rester tendue dans les prochaines semaines. Le refus des Républicains pourrait amener le gouvernement à utiliser une nouvelle fois le 49.3. Un scénario envisagé par le sénateur LR Pierre Cuypers. Il redoute malgré tout que le pays se “dirige dans le mur.”
Le 49.3 comme seule solution ?
Le gouvernement de son côté défend une industrie française et européenne. Elle doit être accompagnée dans son développement et les aides de l’État servent justement à cela. En l’état le texte a été voté avec plusieurs amendements par le Sénat. Il repassera ce jeudi 8 décembre à l’Assemblée Nationale.
Parmi les autres amendements déposés par la chambre haute, le Sénat a supprimé trois des cinq postes du Conseil national de la refondation (CNR) voulu par le président de la république. Au palais du Luxembourg, les élus dénoncent “l’inutilité” d’une telle mesure.
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