Passer au contenu

Le SS Mesaba, compagnon de route du Titanic vient d’être retrouvé

Le navire avait tenté en 1912 d’avertir le Titanic, en vain. Le Mesaba a sombré six ans plus tard, en 1918.

En avril 1912 un navire attire l’attention des médias de l’époque : le Titanic. Long de 269 mètres, les experts le jugent alors « insubmersible ». Mais lors de sa traversée de l’Atlantique, plusieurs navires, dont le SS Mesaba l’avertissent. Le Titanic va traverser une zone de l’océan remplie de glace et d’icebergs.

Malgré les alertes du Mesaba, qui seront purement et simplement ignorées. Le Titanic continue sa route et ira frapper un iceberg dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Le drame cause la mort de plus de 1400 personnes. C’est à ce jour l’une des pires nuits de l’histoire de la marine.

Six ans après le naufrage du Titanic, c’est le Mesaba qui coulera à son tour. En pleine première guerre mondiale, le navire va être victime d’une torpille d’un sous-marin allemand, ne lui laissant aucune chance. Depuis l’épave de ce navire gît au fond de la mer d’Irlande, sans qu’elle n’ait jamais été retrouvée. Mais des chercheurs de l’université de Bangor (Pays de Galles) viennent de remettre la main sur cette épave, qui gît à des centaines de mètres sous le niveau de la mer, dans les eaux nationales irlandaises.

Un sonar capable de repérer les navires depuis la surface

Les scientifiques ont utilisé une méthode baptisée « sonar multifamer ». À la différence d’un sonar classique, ce nouveau système utilise plusieurs capteurs physiques pour avoir une meilleure idée de la topographie sous la surface. Cette technique permet de mesurer la profondeur des fonds marins, mais aussi la composition géologique de ces fonds.

En fonction de la puissance de l’écho, les chercheurs sont capables de savoir quelle matière a renvoyé l’onde sonore. Ainsi la carcasse d’un navire est facilement reconnaissable, d’abord par sa taille et sa forme, mais aussi par sa singularité chimique. Comme l’explique Innes McCartney, auteure de l’étude et membre de l’université de Bangor, cette nouvelle méthode « change les règles du jeu » et permet de retrouver bien plus facilement des navires échoués.

Travailler mieux et plus vite

Jusqu’à ce que cette méthode soit mise en place, la meilleure solution pour retrouver un navire était encore de plonger dans la zone de l’épave et avoir la chance de tomber dessus. Avec ce nouveau mode de fonctionnement, beaucoup plus scientifique, les résultats ne se font pas attendre.

Autre avantage indéniable pour le monde de l’archéologie marine, ce système est “relativement peu coûteux”. Il n’y a plus besoin de lancer une expédition avec du matériel de plongée, des caméras et des sonars, un simple navire, équipé de ce nouveau sonar peut balayer des immenses régions en quelques heures.

L’arrivée de cette nouvelle technologie est donc plus que bienvenue. Les archéologues marins, à la recherche d’épave, savent qu’ils mènent une course contre la montre. À mesure que le temps passe, les navires s’abîment au fond des océans, et il faut vite les retrouver avant que la pression de l’eau ne détruise tous les éléments intéressants au sein de l’épave.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

1 commentaire
1 commentaire
  1. Bonjour
    Merci pour cet article et l’honnêteté de mettre un lien vers la source de l’original en anglais.
    Mais la traduction de quelques termes (peut être un peu technique) laisse le goût d’un manque de relecture critique…

Les commentaires sont fermés.