Le Top 50 US intègre un classement d’artistes par popularité dans les réseaux sociaux

Avant quand les maisons de disques tenaient le business de leur main de fer et que tous les petits mensonges étaient possibles la seule façon de connaître les classements des meilleures ventes de disques et les classements de popularité des artistes consistait à se référer aux charts publiés… par ces mêmes maisons de disques, avec

Avant quand les maisons de disques tenaient le business de leur main de fer et que tous les petits mensonges étaient possibles la seule façon de connaître les classements des meilleures ventes de disques et les classements de popularité des artistes consistait à se référer aux charts publiés… par ces mêmes maisons de disques, avec parfois la complicité bienveillante des médias (radio, TV, journaux) qui s’asseyaient gentiment sur la vérité des chiffres.

Enfin c’était surtout le cas en France avec ses palmarès à la con, car aux USA, le Billboard, véritable institution du showbiz pour évaluer la « valeur » d’un artiste (c’est à dire son poids en dollars) était censé donner les vrais chiffres. Ici le Top 50 a tenté de faire la même chose, non sans un certain succès dans les années 80, où la France découvrit – parfois avec un certain étonnement – que ceux qui vendaient le plus n’étaient pas forcément ceux que l’on croyait (ou ceux que les radios nous avaient présentés comme tels pendant des années).

Avec les réseaux sociaux la donne est un peu différente. iTunes notamment a redistribué les cartes, ringardisé les classements « officiels » et indique sans détours les meilleures ventes en temps réel, sans qu’il soit théoriquement possible de truquer ou corrompre le système.

Social 50 : les pires sont toujours devant

Il était donc temps pour le vénérable Billboard de se mettre au goût du jour, et c’est maintenant chose faite, avec l’intégration d’un nouveau chart : le Social 50, classement des stars de la pop en fonction de leur popularité dans les réseaux sociaux.

Pour établir ce classement, plusieurs critères ont été pris en compte, comme la variation du nombre de followers, ainsi que le nombre de pages vues et d’écoute de chansons sur Facebook, MySpace, Twitter, iLike, et YouTube.

Les responsables du Billboard entendent ainsi prendre en compte un métrique devenu aujourd’hui fondamental dans la popularité d’une personne : sa présence et surtout le taux d’engagement de ses fans dans les réseaux sociaux.

Cela étant, quand on regarde le Social 50, il n’y a pas vraiment de surprise : loin de changer la donne, ce type de classement ne fait que renforcer ou entériner la popularité déjà acquise des artistes les plus en vue du moment, à savoir les Rihanna, Lady Gaga, Justin Bieber et autres Black Eyed Peas, soit la soupe über-commerciale en plastique habituelle.

Donc, non seulement je pense qu’il ne faudra pas trop compter sur ce nouveau volet du Billboard pour faire des découvertes intéressantes, mais pire : ce sont les artistes les plus « bruyants » sur le web social, ou ceux dont la maison de disque sait s’entourer des meilleurs community managers, qui continueront à squatter les premières places.

Un classement de plus… pour pas grand chose, donc. Rihanna peut dormir tranquille.


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18 commentaires

  1. Je l’ai toujours dit: les gens ont des goûts de chiottes, ils ont de la merde dans les oreilles, mais quand on leur dit ça, on se fait jetter comme moi.

    Monde de MERDE !!!

  2. Pingback: Social 50, classement des artistes US par popularité dans les … « Pierre Rouarch

  3. Alias, non non, on se fait pas forcément jeter. Je confirme !
    En même temps, il y a rarement eu autant de bonnes choses en même temps, dans le rock en particulier. Suffit d’écouter Lenoir sur Inter pour s’en rendre compte 🙂

  4. Faire croire que l’on vend est le meilleur moyen pour vendre. En France comme aux USA les techniques d’achats dans les points de vente utilisés pour fabriquer « les tops » étaient bien rodées.
    Sur internet, finalement, le principe reste le même : il suffit de faire croire que l’on est populaire pour le devenir !!!

  5. Beaucoup plus intéressant dans ses résultats et sa façon de traiter : http://wearehunted.com/

    Se base sur le nombre de citations des artistes dans une sélection de blogs / sites jugés référants.

    Ca donne des classements très intéressants, surtout le classement artistes émergeants

  6. Ce n’est pas un classement d’artistes, mais de show business. Un classement par discipline artistique serait mieux. Si vous en connaissez un, ça m’intéresse.

  7. En regardant ce classement on comprend que le grand bouleversement qu’on pouvait espérer d’internet ne s’est pas produit. C’est toujours les mêmes, les têtes de gondoles ont trouvé comme s’imposer sur le net
    Un auteur qui a espéré en internet

  8. Effectivement, Il n’y a rien de rock dans tout ça ! surtout en France avec ce Paysage Musical qui s’appauvrit …
    Nous sommes un modeste groupe de rock (un peu visible sur le net) et nous mettons nos albums en libre téléchargement. Du gratuit pour vos oreilles ! du free legal download anti hadopi.
    Déjà plus de 8000 connections. on est donc assez content même si on est loin des 50 000 pour être disque d’or MDR de toutes façons on s’en ********* ! et de ces classement bidonnant aussi .

  9. Bien que le classement se base sur la popularité de l’artiste dans les réseaux sociaux, on retrouve effectivement toujours les mêmes, donc pas de grande surprise et pas de grande utilité non plus !

  10. J’aime bien cette idée et la trouve aussi pertinente qu’un classement à l’achat. Les utilisateurs de réseaux sociaux ne sont pas forcément les plus enclins au téléchargement à péage.

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