Le Washington Post suspend un chroniqueur pour cause de canular sur Twitter

Cette histoire serait probablement restée au rang de simple anecdote si elle n’était pas révélatrice de certains travers de la course à l’information et des effets néfastes du « temps réel » impulsé par Twitter et les médias sociaux. The Upshot révèle que Mike Wise, un chroniqueur sportif reconnu et respecté du Washington Post, est suspendu pour

Cette histoire serait probablement restée au rang de simple anecdote si elle n’était pas révélatrice de certains travers de la course à l’information et des effets néfastes du « temps réel » impulsé par Twitter et les médias sociaux.

The Upshot révèle que Mike Wise, un chroniqueur sportif reconnu et respecté du Washington Post, est suspendu pour une durée de un mois par sa direction, pour avoir publié une fausse information, non pas dans le journal, mais sur son compte Twitter.

Pour sa défense, Wise indique qu’il a voulu poster volontairement une information bidon – sur des accusations d’abus sexuel d’un joueur de football américain, indiquant que celui-ci serait suspendu de compétition pendant cinq matchs – afin de démontrer que l’on pouvait publier rapidement n’importe-quoi sur Twitter et que les infos étaient reprises et diffusées sans que personne ne vérifie quoique ce soit « de façon indépendante ». Des explications un peu vaseuses et pas vraiment convaincantes…

La démonstration semble avoir fonctionné puisque le tweet a été repris de nombreuses fois (enfin, le compte affiche 7 RT au moment où j’écris ceci), y compris par d’autres journalistes eux aussi réputés. L’affaire a fait du bruit aux USA car elle implique un journaliste et un sportif connus. Un peu comme si un chroniqueur de L’Equipe annonçait de façon erronée la suspension pour 5 matchs d’un joueur de foot de Ligue 1 pour abus sexuel… Vous voyez ce que je veux dire.

Anecdote, donc, mais aussi avertissement dont nous devons tous (les utilisateurs de Twitter en tout cas) tirer quelques enseignements, car ce type d’incident s’est déjà produit à plusieurs reprises, y compris chez nous, le dernier canular (« hoax ») en date s’étant répandu comme une traînée de poudre étant l’annonce de la mort de Jean-Marie Le Pen au cœur de l’été, peu de temps après celle de Bernard Montiel.


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4 commentaires

  1. oui, c’est comme dire si je mets le feu chez toi, ça prend feu. Pas très malin.
    Justement le réseau social fonctionne sur la confiance de points en points, il a joué sur son propre capital confiance en trompant son monde et du coup a courtcircuité le principe de base, donc logique, ça prend feu. Mais même avec cette mauvaise volonté, on voit que ces feux s’éteignent aussi vite par l’auto régulation du système, ce qui démontre une fois de plus l’efficacité de l’engin.
    A joué, a perdu 🙂

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