Bien que WhatsApp et Facebook Messenger appartiennent au même groupe, en termes de confidentialité, WhatsApp est plus sécurisé. En effet, depuis des années WhatsApp utilise le chiffrement de bout-en-bout par défaut, que ce soit pour la messagerie, ou bien pour les appels audio et vidéo. Et depuis peu, même les sauvegardes peuvent être chiffrées.
Sur Messenger, il existe une option qui permet d’échanger des messages chiffrés, tandis que les appels sont moins sécurisés. Mais la bonne nouvelle, c’est que Meta va réduire l’écart qu’il y a entre les deux services de messagerie, en matière de confidentialité et de sécurité des données.
Dans un statut publié cette semaine, Mark Zuckerberg annonce en effet que les appels audio et vidéo chiffrés de bout-en-bout sont en cours de déploiement sur Messeger. Et le groupe va aussi lancer une option pour chiffer de bout-en-bout les discussions de groupe, ainsi que les appels audio et vidéo de groupe.
« Je suis fier que nous continuions à étendre le chiffrement à davantage de services », écrit également le patron de Meta.
Une protection des données renforcée
L’ajout des appels chiffrés sur Messenger entre dans le cadre d’une initiative à long terme du groupe, qui vise à proposer le chiffrement de bout-en-bout sur l’ensemble de ses services de messagerie, que ce soit WhatsApp, Messenger ou Instagram Direct.
Notons également que Meta a pour ambition de rendre ces trois services de messagerie interopérable, pour que les utilisateurs de Facebook Messenger, WhatsApp et Instagram Direct puissent communiquer entre eux. Et pour que la communication entre les utilisateurs de Messenger et ceux de WhatsApp soit possible, Meta devra certainement faire en sorte que ces deux services répondent aux mêmes normes de sécurité des données.
En tout cas, ces ajouts devraient rendre Facebook Messenger plus compétitif, face aux apps comme Telegram ou Signal, qui ont fait de la confidentialité leur cheval de bataille. D’ailleurs, récemment, dans un article, nous avons évoqué comment la police américaine est rentrée bredouille après avoir demandé des informations sur un utilisateur à Signal, alors que le service de messagerie n’avait aucune information à donner.
« Étant donné que tout dans Signal est chiffré de bout en bout par défaut, le vaste ensemble d’informations personnelles qui sont généralement faciles à récupérer dans d’autres applications n’existe tout simplement pas sur les serveurs de Signal. Encore une fois, cette demande visait une grande variété d’informations que nous n’avons pas, notamment le nom, l’adresse, la correspondance, les contacts, les groupes, les enregistrements d’appels de l’utilisateur », explique Signal dans un billet de blog.
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