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Les astronomes ont capté un signal “étrange” mais ils n’ont aucune idée de son origine

D’immenses antennes sont tournées en permanence vers le ciel pour “l’écouter”. Les signaux perçus laissent parfois perplexes sur leur signification.

L’espace est souvent perçu par le grand public comme une immensité noire et silencieuse. Mais en réalité notre Univers est bien plus vivant, et bruyant, qu’on ne pourrait le croire. Tous les jours, les scientifiques reçoivent des dizaines de signaux différents. Si la grande majorité d’entre eux sont connus et expliqués, une minorité reste inexplicable, alimentant les théories les plus farfelues.

C’est le cas de ASKAP J1935+2148, derrière ce nom plus que barbare se cache une fréquence qui se répète toutes les 53,8 minutes. Elle a été captée pour la première fois par le radiotélescope ASKAP en Australie, lui donnant son nom.

Si l’origine de ce signal est encore inconnue, on en sait aujourd’hui un peu plus sur son “fonctionnement”. En effet, le signal est répétitif, symbole généralement d’une révolution (d’une étoile ou d’un trou noir par exemple). Mais à mesure qu’il revient vers nous, le signal change, il évolue en trois phases distinctes avant de revenir à son point de départ. Une caractéristique unique, qui questionne un grand nombre de scientifiques.

Une étoile à neutrons, un brin spéciale ?

La communauté scientifique n’est néanmoins pas sans réponse face à ce signal. Une répétition aussi précise d’une émission provient généralement d’une étoile à neutrons. Une étoile naine blanche pourrait également émettre de cette façon, mais cela serait déjà un peu plus surprenant.

Le seul point qui interroge tant que cela, ce sont ces trois phases d’émissions distinctes. En général une étoile à neutrons émet à un moment, puis c’est silence radio jusqu’à la prochaine révolution. Or ce n’est pas ce qui se passe dans ce cas là.

Pour les scientifiques, ces oscillations anormales pourraient s’expliquer par un puissant champ magnétique ou des jets de plasma chaotique autour de l’étoile. Un comportement singulier que l’on retrouve rarement sur ce genre d’étoiles.

Une naine blanche ?

L’autre théorie qui a la cote aujourd’hui chez les scientifiques est que ce signal est la signature d’une naine blanche. Cette étoile de petite taille (aussi grande que la Terre) est connue pour tourner bien moins vite qu’une étoile à neutrons.

Elle expliquerait cette révolution en 53 minutes. Un récent article scientifique défend cette idée, il a été publié dans la prestigieuse revue Nature Astronomy mais il ne fait qu’émettre des hypothèses et son auteur, M. Caleb physicien à l’université de Sydney, reconnaît que son explication n’est pour l’heure qu’une conjecture.

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