On se souvient encore de la présentation en grande pompe des batteries Tesla 4680 – un nouveau type de cellules plus denses et surtout pouvant servir d’élément structurel pour placer plus de ces cellules dans les véhicules. De quoi faire augmenter drastiquement l’autonomie.
Or, cette innovation se heurte pour l’instant à un compromis de taille – ou plutôt de matériaux. Il reste en effet difficile de concilier densité énergétique et solidité structurelle avec les batteries spécialement conçues pour cela, et disponibles à l’heure actuelle.
Les voitures électriques mais aussi les avions pourraient bénéficier de cette technologie
C’est dans ce contexte que l’on apprend l’arrivée prochaine de batteries du même genre, c’est à dire structurelles, mais basées sur de la fibre de carbone. L’invention est le fruit de la firme Sinodus, elle-même liée à l’Université de Technologie de Chalmer (États-Unis).
Soulignons que ses capacités sont à ce stade essentiellement théoriques : la firme n’a démontré pour l’instant que des applications dans des appareils de faible puissance. Mais très concrètement, ces batteries ont l’avantage de pouvoir jouer à la fois sur le poids et la résistance structurelle.
Ce qui pourrait permettre à densité énergétique égale de réduire le poids des véhicules de 50%. Cela peut paraître anecdotique, mais cette réduction de poids peut permettre une augmentation significative de l’autonomie des voitures électriques.
Mais ce n’est pas tout : ce type de batteries pourraient également être l’innovation qui manque à l’aviation électrique. Pour l’heure, en effet, remplacer l’énergie du kérozène par autre chose relève d’un véritable défi.
Si bien que l’hydrogène, moins adapté dans d’autres types de véhicules comme les voitures particulières semblait le candidat idéal pour rendre l’aviation plus propre. À densité énergétique égale, en effet, les batteries conventionnelles sont trop lourdes pour l’aviation commerciale – autrement dit électrifier des modèles du type Airbus A318 par exemple.
L’hydrogène, assez inefficient à produire, permet toutefois de stocker sous forme chimique de l’électricité – et de là de l’exploiter soit directement dans de nouveaux types de réacteurs tournant à l’hydrogène. Ou dans des réacteurs entièrement électriques (qui restent à inventer) avec comme source d’électricité une pile à combustible.
Innover dans les batteries au point de les rendre ultra légères devrait permettre de stimuler le développement de nouveaux moyens de propulsion entièrement électriques pour l’aviation de masse. Avec à terme le potentiel d’une baisse majeure des émissions de CO2 dans le secteur.
Hélas, ce ne sera sans doute pas pour tout de suite. L’innovation de la startup pourrait d’ailleurs en cours de route très bien se retrouver combinée avec d’autres – comme les batteries à état solide permettant d’utiliser des électrodes en lithium métallique, au potentiel de stockage bien plus important que les technologies actuelles.
- Alors que les batteries structurelles sont au coeur d’un développement intense, une startup vient de mettre au point une innovation qui pourrait bien faire entrer le sujet dans une nouvelle ère.
- Ses batteries sont en effet conçues en fibre de carbone, permettant d’allier légèreté et rigidité structurelle.
- De quoi, en plus des voitures électriques, potentiellement révolutionner le secteur de l’aviation électrique.
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