Les documents volés à Sony sont maintenant disponibles et indexés sur Wikileaks

Wikileaks archive tous les documents volés par Gardian of Peace à Sony et les indexe, parce qu’ils seraient « dignes d’intérêt ».

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Vous souvenez-vous encore de l’attaque informatique dont a été victime Sony Pictures il y a quelques mois à cause du film The Interview ? Pour rappel, les hackers avaient volé une quantité remarquable de données qui ont par la suite été partagées avec les internautes et notamment les journalistes.

Après une série de révélations, qui a même conduit à la démission de la co-présidente Amy Pascal en grande partie à cause de propos racistes au sujet du président Obama qui ont fuités, Sony pensait peut-être que la tempête est passée.

Pourtant, il n’en est rien. Aujourd’hui, c’est Wikileaks qui contribue à empirer les choses pour le studio américain en publiant 30 287 documents et 173 132 mails qui ont été volés durant cette attaque. Ces informations étaient peut-être déjà disponibles sur le web, mais il était assez difficile de s’y retrouver pour l’internaute lambda.

Grâce à (ou à cause de) Wikileaks, il devient aisé d’accéder à ces informations et même de faire des recherches précises grâce à un petit moteur de recherche qui ressemble à Google Search.

Sony a bien entendu réagit à ces publications, accusant Wikileaks d’assister les hackers dont le but était de nuire au studio. Mais Wikileaks ne voit pas les choses de la même manière.

« Le travail connu de Sony est de produire des divertissements. Mais les archives Sony montrent qu’en coulisse, c’est une société influente, ayant des liens avec la Maison-Blanche (il y a presque 100 adresses e-mail du gouvernement américain dans ces archives), avec une capacité d’influer sur les lois et les politiques, et avec des liens avec le complexe militaro-industriel américain » peut-on lire dans un communiqué de Wikileaks, qui explique également qu’il s’agit d’archives dignes d’intérêts puisqu’elles sont au centre d’un conflit géopolitique. Et voilà pourquoi Julian Assange pense qu’elles doivent rester dans le domaine public.

En tout cas, le travail de Wikileaks a par exemple permis de mettre en avant l’important lobbying pratiqué par Sony Pictures Entertainment qui semble avoir des liens assez étroits avec la Maison Blanche et avec le parti démocrate américain.

Certains documents évoquent également le cas Megaupload. Kim Dotcom s’est, bien entendu, empressé de relayer l’info.

En décembre, les documents volés à Sony avaient par exemple aussi permis aux médias de mettre en avant les difficiles relations entre Google et Hollywood au sujet du piratage. Un projet « Goliath » (comme Google) avait même été évoqué.

(Source)


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