Et rebelote. Donald Trump a annoncé, ce 10 avril, une nouvelle augmentation des tarifs douaniers à l’encontre de la Chine. Ils atteignent désormais 145 %, dont 20 % visant à punir l’Empire du Milieu pour son rôle dans la production de fentanyl, l’opioïde à l’origine de l’une des pires crises sanitaires de l’histoire des États-Unis.
La Chine en ligne de mire
Le président américain concentre maintenant ses efforts sur la seconde puissance économique mondiale, du moins pour l’instant. Après avoir secoué les marchés mondiaux cette semaine en annonçant des droits de douane visant des dizaines de pays à travers le monde, le républicain a annoncé une pause de 90 jours pour toutes les nations concernées. Toutes, sauf la Chine.
Cette décision a été perçue d’un bon œil par les investisseurs, permettant même à Apple d’observer sa plus importante hausse en Bourse sur une seule journée depuis 1998. Malgré tout, l’escalade continue entre la Chine et les États-Unis. Car Pékin, qui a reproché à la Maison-Blanche d’utiliser des « tactiques d’intimidation », a riposté à nouveaux avec des tarifs douaniers de 125 % sur l’importation des produits américains. Xi Jinping a même appelé la Chine et l’Union Européenne à « résister ensemble » à « la coercition ».
« La transition aura un coût et posera des problèmes, mais en fin de compte, ça sera une bonne chose », a expliqué Trump à ses secrétaires d’État. Scott Bessent, secrétaire d’État aux Finances, a même affirmé qu’il n’avait rien remarqué d’« inhabituel aujourd’hui » sur les marchés.

Bras de fer
Cette nouvelle augmentation des droits de douane contre la Chine a fait à nouveau plonger la Bourse de New York : le Dow Jones a perdu 2,50 %, tandis que l’indice Nasdaq a chuté de 4,31 %. Le S&P 500, lui, a reculé de 3,46 %.
Pour l’heure, la Chine confirme sa volonté « d’aller jusqu’au bout » si les États-Unis poursuivaient la même approche. Si le ministère chinois du commerce a exprimé sa volonté d’engager des discussions avec les États-Unis sur la base d’un respect mutuel et de l’égalité, il semblerait que l’Empire du Milieu ne soit pas prêt à céder aussi facilement. Cette nouvelle hausse des droits de douane imposés aux États-Unis le prouve.
En cas d’aggravation de la situation, un ralentissement de la croissance mondiale pourrait survenir. Une récession n’est pas à exclure. Les enjeux sont considérables et le monde entier a les yeux rivés sur les deux premières puissances. Laquelle craquera en premier ?
- Les droits de douane imposés par les États-Unis à la Chine atteignent désormais 145 %.
- La Chine, elle, impose des tarifs douaniers de 125 % aux États-Unis.
- Pour l’heure, impossible de savoir qui perdra ce bras de fer.
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