Les français boudent-ils les objets connectés ?

Les français sont habituellement friands de nouvelles technologies, mais une récente étude a montré que du côté des objets connectés, les consommateurs restaient dans l’ensemble assez rétifs.

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Le cabinet Xerfi a démontré qu’aujourd’hui les français semblent encore bouder les objets connectés, car ils ont encore du mal à intégrer le quotidien des français et à pénétrer dans leur foyer.

Les objets connectés ont du mal à démarrer en France, mais cela vient !

L’enquête réalisée par Xerfi montre par exemple que dans le domaine de la santé, les appareils de mesures des paramètres médicaux ne représentent que 3% du marché, pour l’électroménager c’est même encore pire, puisque seulement 0,5% des appareils sont connectés ! Il ne s’agit pas vraiment d’une désaffection des français pour les objets connectés, mais plutôt d’une réflexion, car pour le moment beaucoup de personnes considèrent ces derniers, comme des gadgets.

Un grand nombre de français estiment également que beaucoup d’entreprises sortent des produits peu aboutis avec la promesse, que les versions suivantes seront plus riches ou avec des applications plus complètes, ce qui n’incite pas à faire partie des premiers à acheter des produits souvent assez chers. De plus, le marché étant encore naissant, il n’existe pas encore de vrais « standards officiels» et beaucoup craignent faire l’acquisition d’un produit qui sera obsolète dans un ou deux ans.

Cette tendance est cependant sur le point de changer, comme l’explique Xerfi « Grâce à trois années de commercialisation et à une offre plus convaincante, les montres et bracelets connectés devraient aisément truster les premières places du podium ». C’est en effet les montres connectées et les bracelets qui connaissent le succès en France pour l’instant, suivis des drones, des pèses personnes et des thermostats connectés comme ceux proposés par Nest.

Xerfi dévoile également que dans les idées de cadeaux pour noël, un grand nombre de français envisagent au moins un objet connecté, ce qui devrait booster le marché et stimuler les fabricants à concevoir davantage de produits.

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6 commentaires

  1. Le thermostat connecté , c’est l’exemple typique de la fausse bonne idée. D’abord c’est très très cher. Ensuite il n’y a pas besoin d’intelligence pour programmer une chaudière pour qu’elle chauffe à 19° de 6h30 à 08h00 et de 18h30 à 23h00, et à 16°,le reste du temps. et le samedi et dimanche c’est chauffage toute la journée. Mes parents ont ca depuis 1972 sur leur chauffage central au gaz. Et pour ceux qui ont un chauffage électrique, il faudrait un thermostat par radiateur pour que ce soit efficace. Chez moi j’ai 18° à la cuisine, 19° au salon, 15° dans les chambres et 21° dans la salle de bain 20 minutes avant de prendre ma douche, le reste du temps le chauffage est éteint. Bref totalement inutile.

    Autre exemple le four connecté. DOnc à 7h30 le matin vous sortez le poulet cru du four, vous le mettez dans le four et programmez la cuisson à 18h30 pour qu’il soit cuit à 19h15. Bref il aura macéré toute la journée à 19° au lieu de 4° au frigo. => Gastro assurée

    • Sans compte le coût exorbitant de ces produits.
      J’ai une box avec une 20aine de module z-wave/Somfy/Oregon.
      Sur les modules z-wave, dans les boutiques (spécialisées ou non), on est à 59€/module…
      Par contre, je commande toujours sur des sites étrangers, où je touche les produits entre 30 et 40€ quand c’est le bon moment (il faut surveiller).
      Sans ça je n’aurais jamais franchi le cap.
      Ca c’est pour le côté financier.

      Ensuite, côté technique, il y a du boulot pour que ça devienne vraiment grand public.
      Que cesoit au niveau de la box, ou au niveau des modules eux-même (à paramétrer finement), ainsi qu’au niveau des scénarios, etc.
      Si c’est trop simple à utiliser, les fonctions sont du coup trop limitées, et si on a une box qui permet plus de liberté, il faut déjà bien commencer à toucher sa bille pour s’éclater avec une installation domotique.

      Je trouve tout de même que ça progresse bien plus vite depuis 1 an.
      Divisez le prix des produits par 2 et les ventes exploseront.

  2. Pingback: Les français boudent-ils les objets connectés ? | Udeclic

  3. J’ai beau être un geek technophile, j’accroche pas aux objets connectés et à la domotique. Du moins tels qu’on nous les vend.
    Alors je fais ceux dont j’ai réellement besoin 🙂
    Actuellement je fais un sonomètre connecté. L’avantage aussi c’est qu’il n’enverra pas mes données chez n’importe qui et ne m’espionnera pas à mon insu…

  4. Je pense que je n’achèterai jamais un objet connecté, vu le degré d’espionnage de toutes les agences gouvernementales du monde.

  5. Pierre-Olivier on

    Moi aussi, je suis un technophile (phage ?) acharné, mais pour autant je trouve cette mode des « objets » connectés assez pour ne pas dire complètement stupide. Je n’y trouve aucune utilité. Une machine à laver connectée (Samsung, il me semble), à quoi cela peut-il servir ? Quant aux fameux (fumeux ?) bracelets de santé, il n’y a qu’à faire une recherche sur la fiabilité de Fitbit (risque de procès aux USA pour un incident récent). Les lampes connectées, non mais franchement au prix où c’est, c’est du routage de gueule institutionnalisé.

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