La “success story” de Duralex se poursuit. Après la réussite de la reprise en SCOP par ses salariés à l’été 2024, la verrerie tricolore indique avoir obtenu plus de cinq millions d’euros de promesses d’investissements afin de financer son redressement. Une excellente nouvelle qui va lui permettre de se développer.
Cité par BFM, le directeur général de la verrerie François Marciano n’a pas caché sa satisfaction : « Les Français ont répondu présent, nous sommes très heureux de la vitesse à laquelle nous sommes parvenus à récolter cet argent. C’est bien la preuve de leur attachement à Duralex ».
“On va faire des frustrés”
L’argent récolté sera notamment utilisé pour « continuer de développer de nouveaux modèles et acheter de nouvelles machines », ajoute le dirigeant. Pour l’heure, Duralex vise un chiffre d’affaires annuel de 35 millions d’euros, contre 33 millions d’euros cette année, qui lui permettrait d’atteindre la rentabilité. Ce fleuron industriel français ambitionne même les 39 millions d’euros de recettes annuelles d’ici 2030, précisent nos confrères, même si rien n’est garanti.
Concernant ce placement disponible depuis ce lundi sur réservation sur la plateforme Lita, il sera rémunéré 8 % par an, bloqué pendant 7 ans avec une réduction d’impôt de 18 %. Accessible dès 100 euros, ce titre financier est décrit comme un outil financier hybride entre action et obligation. Il comporte des risques de pertes en capital, comme la plupart des autres investissements. Il faut donc agir avec prudence et raison si l’on décide d’y placer une partie de ses économies.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, pas moins de 21 400 investisseurs intéressés sont répertoriés. Ce matin, Le Parisien annonçait que près de 15 millions d’euros ont été promis à Duralex en l’espace d’une journée, ce qui donne une idée de l’engouement. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à miser des sommes importantes, dont une est prête à débourser 30 000 euros dans cette opération.
Il y aura malheureusement des déçus. En effet, comme l’a expliqué François Marciano, Duralex a dû plafonner sa récolte : « On va faire des frustrés, on s’en excuse même auprès d’eux, mais on ne pouvait pas recueillir plus de cinq millions d’euros ».
Quoi qu’il en soit, la coopérative réfléchit déjà à son avenir. Comme nous vous l’expliquions cet été, cette société espère continuer de se développer en France via la vente directe, notamment dans les cafés ou dans des boutiques éphémères. À l’étranger, le Japon a été repéré comme un marché porteur, d’autant que les verres y sont vendus deux à trois fois plus cher.
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