- Une recherche menée par des chercheurs britanniques met en lumière le rôle de certains influenceurs dans la montée en puissance du commerce de produits contrefaits
- Les jeunes et les hommes sont particulièrement friands de ces articles
- Parfois dangereux, ces produits coûtent aussi beaucoup d’argent aux entreprises
Les influenceurs jouent-ils un rôle dans la vente de produits contrefaits ? C’est ce qu’ont cherché à savoir des chercheurs de l’université de Portsmouth au Royaume-Uni. Pour ce faire, les scientifiques ont interrogé 2000 personnes vivant dans le pays et les résultats ont très clairement confirmé cette hypothèse.
Un coût humain et économique majeur
Ainsi, il apparaît qu’environ 22 % des consommateurs présents sur les réseaux sociaux ont acheté des contrefaçons sur le conseil d’influenceurs. C’est d’autant plus problématique, car, comme le précisent les auteurs, les conditions de travail des personnes fabriquant ces articles sont souvent très mauvaises. Ils disposent de revenus très faibles et sont parfois mis en danger. On ne compte plus les blessures et les morts dans ce secteur.
Cela n’empêche en tout cas pas certains clients de passer à l’acte. Les auteurs expliquent qu’ils sont souvent très jeunes, âgés de 13 à 16 ans, et 70 % d’entre eux sont des hommes. Ils sont rarement conscients des risques et pointent le prix trop élevé des produits de grandes marques. À l’inverse, les personnes un peu plus âgées ont tendance à moins se laisser berner par les louanges de certains créateurs de contenus peu scrupuleux.
Quoi qu’il en soit, et comme le rappellent nos confrères de The Next Web, ces pratiques ont un coût important pour l’économie. Ainsi, selon une recherche de l’Office de la propriété intellectuelle de l’Union européenne, les contrefaçons de sacs, de vêtements, et de produits électriques, coûtent à eux seuls 60 milliards d’euros à l’UE, et lui font perdre 434 000 emplois.
Si cette étude concerne avant tout le Royaume-Uni, elle est une des premières à être menée à ce sujet. En France, les pouvoirs publics ont également pris des mesures contre les dérives de certains influenceurs dans une loi récemment votée.
Désormais, ils ne peuvent plus promouvoir certains produits ou services tels que la chirurgie esthétique ou des placements financiers à risque. Et en cas de non respect de ces dispositions, le verdict pourrait être très lourd. Les créateurs encourent en effet jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. Vous pouvez retrouver plus de détails sur ce nouveau texte dans notre article dédié ici.
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