Petit à petit, l’intelligence artificielle s’invite dans les laboratoires. Et, au moment où cet article est rédigé, les inventions assistées par l’IA sont déjà sur le commerce. Parmi les exemples donnés dans un article du Wall Street Journal, il y a une nouvelle peinture de l’entreprise américaine PPG. Grâce à l’assistance d’une intelligence artificielle, cette entreprise a créé, il y a près d’un an, un vernis transparent pour les voitures qui sèche plus de deux fois plus vite, tout en ayant de bons résultats.
Pour cela, l’entreprise a utilisé un type d’IA appelé intelligence artificielle déterministe, qui suit les règles scientifiques, et qui a été alimenté par une base de données de l’entreprise. En quelques minutes, cette IA aurait proposé une combinaison de produits qui a prouvé son efficacité lors des tests. Dans cet exemple précis, l’IA aurait donc suggéré une combinaison à laquelle les chercheurs de PPG n’ont pas pensé. Jun Deng, responsable technique au sein de l’entreprise, explique au Wall Street Journal qu’il est impossible pour un humain de tester toutes les combinaisons possibles. “L’intelligence artificielle ou l’apprentissage automatique nous aide donc à voir cette multitude de candidats potentiels”, a-t-il également expliqué.
De la science assistée par l’IA
Et ce n’est probablement que le début. En effet, si les outils comme ChatGPT servent encore principalement à gagner en productivité dans les tâches du quotidien, ceux-ci pourraient, plus tard, participer à la découverte de nouveaux médicaments, de nouveaux matériaux, etc. En effet, l’utilisation de ces outils grand public est de plus en plus répandue dans la communauté scientifique. Et, en 2025, OpenAI a d’ailleurs créé une équipe appelée OpenAI for Science, dont le but est de créer “le prochain grand instrument scientifique qui permettra d’accélérer les découvertes.”
Kevin Weil, le responsable d’OpenAI for Science, a récemment accordé une interview à MIT Technology Review. Celui-ci explique qu’avec le modèle GPT-5, l’entreprise a commencé à comprendre que ChatGPT peut aider les scientifiques à accélérer leurs travaux. À ce stade, l’IA n’est pas forcément capable de faire des découvertes d’elle-même. Néanmoins, Weil estime que les grands modèles de langage sont déjà assez intelligents pour fonctionner comme des collaborateurs.
Le responsable d’OpenAI for Science explique que le modèle GPT-5.2 a lu pratiquement tous les articles scientifiques publiés au cours des 30 dernières années. “Et il ne comprend pas seulement le domaine dans lequel travaille un scientifique particulier ; il peut établir des analogies avec d’autres domaines sans rapport”, a-t-il ajouté. En d’autres termes, l’IA pourrait fonctionner comme un collaborateur dont les connaissances s’étendent à tous les domaines, et qui est capable d’absorber une charge de travail impossible pour un être humain.
Cité par le MIT Technology Review, Derya Unutmaz, professeur de biologie au Jackson Laboratory, un institut de recherche à but non lucratif, explique que l’intelligence artificielle est, par exemple, capable de réaliser une analyse de données qui, normalement, aurait pris des mois.
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