Les médias en ligne dépendent de moins en moins de Facebook

Le trafic des médias en ligne reste stable malgré la mise à jour de Facebook.

En janvier, Facebook a présenté la mise à jour qui a fait trembler la presse en ligne. Pour que ses utilisateurs passent de meilleurs moments sur son réseau social, le numéro un des réseaux sociaux a arrangé son algorithme pour que le fil d’actualité favorise les interactions entre amis, ainsi que les publications de profils (au détriment des publications de pages, dont les médias).

Quel impact ce changement d’algorithme a-t-il eu sur les médias ?

On pensait qu’il allait y avoir une baisse substantielle de trafic. Et lorsqu’on a appris que Little Things, un média américain trop dépendant de Facebook, mettait la clé sous la porte, cela effrayé beaucoup d’éditeurs.

Aujourd’hui, les statistiques de Chartbeat révèlent cependant qu’en général, le trafic des médias en ligne n’a pas connu de baisse significative. « Étonnamment, le trafic global vers les sites des éditeurs n’a pas diminué, mais il est resté stable », écrit la société, qui analyse le trafic de plusieurs grands médias (comme CNN, le Washington Post ou Le Figaro).

Comment est-ce possible ? Le trafic provenant de Facebook a bien baissé. Mais en même temps, grâce à AMP, le trafic provenant de Google a augmenté. Et en même temps, les suggestions sur les onglets vierges de Google Chrome sont devenues des sources de visiteurs non négligeables.

Mais Chartbeat a aussi observé une hausse du trafic direct. D’après l’entreprise, pour la première fois, le trafic direct sur mobile a dépassé celui renvoyé par Facebook.

Comme beaucoup d’éditeurs, Chartbeat a toujours pensé que trafic sur mobile = trafic provenant des réseaux sociaux. Mais les données de ces derniers mois prouvent que ce n’est plus le cas.

« Désormais, les lecteurs mobiles arrivent plus souvent sur un site (site Web ou application) directement sur la page d’accueil ou dans la section frontale que sur les plateformes sociales attribuées, à savoir Facebook », indique la société.

Bonne nouvelle pour les éditeurs. Outre le changement de comportement sur mobile, cela suggère que les lecteurs sont (finalement) loyaux aux sites qu’ils visitent. Pour Chartbeat, les éditeurs sont peut-être aussi moins dépendants de Facebook (et des autres plateformes) qu’ils ne le pensaient.


Un commentaire

  1. Comme quoi, il faut toujours se méfier des idées reçues, mais plutôt privilégier une enquête direct auprès des intéressés.

    Parce que les ‘injonctions « Facebook, il faut y être » ou « tout le monde y est » m’ont toujours paru être des slogans (des slogans très efficaces) créés par les services marketing du dit nommé.

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