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« Les prix du carburant vont exploser en 2026 » : pourquoi la baisse actuelle sera de courte durée ?

La bonne tendance observée ces dernières semaines ne durera pas.

Une baisse de près de 10 centimes sur le prix du gazole en l’espace de trois semaines et la même tendance pour l’essence dans des proportions moindres. La chute des prix a de quoi donner le sourire aux automobilistes à l’approche des fêtes de fin d’année. Mais cette trajectoire est-elle durable ?

Invité par BFM ce lundi 15 décembre, Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), a expliqué cette évolution par la baisse du prix du baril de brut au niveau mondial qui finit par se répercuter sur les tarifs à la pompe. Il y a aussi, selon lui, une spécificité liée au gazole qui s’était rapproché du prix de l’essence et dont le prix repart à la baisse de manière encore plus marquée.

Mais le dirigeant n’avait pas que des bonnes nouvelles à annoncer, car, d’après lui, les réjouissances sont de courte durée. Il s’attend à ce que le prix du baril remonte à nouveau, de sorte que les tarifs risquent de remonter au cours des prochaines semaines.

D’autant qu’un autre coup dur atteint les consommateurs en janvier. Et pour cause, des changements sur le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) sont mis en cause par les professionnels.

Une tendance défavorable

Ce système créé en 2005 fonctionne selon le système du pollueur-payeur. Autrement dit, les fournisseurs d’énergie doivent financer des travaux de réduction d’efficacité énergétique. Or, ce dispositif est bien maintenu, mais il est même revu à la hausse par le gouvernement dès l’année prochaine.

Cité par l’AFP le mois dernier, Olivier Gantois, confirmait déjà ce mauvais coup pour les automobilistes : « Je m’attends à ce que les prix à la pompe augmentent (…) de l’ordre de 4 à 6 centimes par litre. » Selon lui, les professionnels du secteur devraient répercuter ce nouveau coût à la pompe, car « les marges nettes des distributeurs, ce qui reste dans leur poche, sont de l’ordre de 1 à 2 centimes d’euro ».

Il précisait que les 11 centimes que coûtent les CEE par litre actuellement passeraient à environ 15 à 17 centimes dans quelques semaines à peine, car le système s’applique à « tous les volumes d’énergie vendus en 2026, donc dès le premier janvier, les obligations vont augmenter de cet ordre de grandeur ».

Sondé, le gouvernement se disait « très vigilant » à l’impact du dispositif sur l’évolution des prix en 2026. Bercy annonçait également travailler à des scénarios de baisse des prix de l’électricité, car c’est l’ensemble de l’énergie qui est concerné par les CEE.

De votre côté, avez-vous constaté cette accalmie sur les prix à la pompe au cours des derniers jours ? N’hésitez pas à partager votre ressenti dans les commentaires.

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