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Les réseaux 2G et 3G vont disparaître : quel impact carbone ?

Selon une étude publiée par l’Arcep, la fin des réseaux 2G et 3G réduira la consommation d’énergie, ce qui compensera le bilan carbone du remplacement des équipements obsolètes.

  • Le remplacement des réseaux 2G et 3G par la 4G et la 5G permettra de réduire la consommation d’énergie
  • Mais en même temps, le remplacement des équipements obsolètes par des équipements supportant la 4G et la 5G aura un bilan carbone
  • Cependant, selon l’Arcep, la réduction de la consommation d’énergie compensera ces émissions liées aux remplacements des équipements en moins d’un an

Alors que la 5G se déploie petit à petit, les opérateurs préparent la fin des réseaux 2G et 3G. Évidemment, on se pose des questions sur l’impact que ce remplacement de la 2G et de la 3G par la 4G et la 5G aura sur la planète. Et la bonne nouvelle, c’est que d’après une étude récemment publiée par l’Arcep, la fin de l’utilisation de ces anciennes générations de réseaux mobiles devrait être bénéfique, grâce à des réductions de la consommation électrique.

D’un côté, les réseaux 2G/3G consomment plus d’énergie, par rapport aux réseaux 4G/5G. Pour illustrer cette forte consommation, l’Arcep indique que bien que la 2G et la 3G soient en déclin, ceux-ci représentent encore entre 21 % et 33 % de la consommation électrique de l’ensemble des stations de base. Mais d’un autre côté, la fin de la 2G et de la 3G rendra obsolètes les appareils qui sont incompatibles avec la 4G et la 5G.

Mais, finalement, selon l’étude, cette transition permettrait d’avoir “un gain récurrent de consommation électrique qui compenserait dès la première année le renouvellement anticipé des équipements devenus obsolètes.”

Une transition qui se prépare

L’étude indique aussi que pour optimiser cette compensation, il est important d’anticiper le remplacement des appareils 2G et 3G, bien avant la disparition de ces réseaux. Cependant, cette étude a également ses limites méthodologiques. L’Arcep admet que ses données sont limitées, et que l’étude est centrée sur les émissions de carbone, ne tenant pas compte de tous les impacts que cette transition pourra avoir sur l’environnement.

Pour rappel, en France, trois opérateurs ont déjà annoncé les dates de fin de leurs réseaux 2G et 3G. Orange arrêtera son réseau 2G en 2025, puis il arrêtera son réseau fin 2028. De son côté, SFR prévoit de débrancher la 2G fin 2026, puis arrêter le réseau 3G fin 2028. Enfin, Bouygues Telecom va mettre fin à sa 2G fin 2026 et débrancher la 3G fin 2029.

Plus généralement, depuis le lancement de la 5G, les jours de la 2G et de la 3G sont comptés. Dans certains pays, cette fermeture a d’ailleurs déjà commencé. En effet, en arrêtant la 2G et la 3G, les opérateurs libèrent des fréquences qu’ils pourront exploiter pour déployer des technologies plus avancées.

“Afin de fournir aux clients Bouygues Telecom Entreprises le meilleur service possible, nous adaptons en permanence nos infrastructures et investissons dans les technologies 4G et 5G. Plus performantes, elles permettront d’optimiser l’efficacité des bandes de fréquences libérées, de réduire la consommation énergétique du réseau, contribuant ainsi à sa décarbonation, et d’améliorer la qualité de service délivrée”, expliquait par exemple Bouygues Telecom en janvier.

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