- Une découverte récente sur la matière noire semble confirmer une nouvelle fois la théorie de la relativité gélérale de Albert Einstein
- Un article passionnant paru dans Nature Astronomy explique en effet comment des scientifiques sont parvenus à enfin la cartographier
- Or, cette mystérieuse matière qui compose 85% de la masse de l’Univers est précisément là où les équations du célèbre scientifique l’avait prédit
La matière noire a beau constituer 85% de la masse de l’Univers, cartographier précisément son occurence a toujours été plus ou moins impossible. En effet, cette matière noire ne découle à l’origine que d’une troublante marge d’erreur dans certains calculs lorsque l’on observe notamment le comportement d’objets comme les galaxies. En prenant en compte uniquement la masse de la matière visible que l’on sait assez précisément calculer, notre galaxie en spirale, par exemple, devrait faire montre d’une rotation 24% plus rapide.
Une marge d’erreur qui a donc forcé les scientifiques à inventer une variable pour corriger leurs calculs, variable baptisée matière “noire” étant donné qu’elle interagit très peu avec la matière classique, excepté d’un point de vue gravitationnel. Plus tard, en avançant dans leur exploration de l’univers, les scientifiques se sont également aperçus que près de 70 % du contenu énergétique de l’Univers était là encore dû à un composant exotique, qui, en l’absence d’observation directe a été nommée : Energie Noire.
Les théories de Albert Einstein avaient encore une fois raison
Forcément, comme ces deux variables d’ajustement n’ont quasiment pas d’intéraction avec la matière classique, observer ou encore cartographier leur présence est quasiment mission impossible. Pour autant, grâce à la théorie de la relativité générale de Einstein, on sait que tout ce qui a une masse dévie la lumière. En se basant sur cette théorie, on a donc pu “deviner” où se trouve a minima, la masse surnuméraire causée par la présence de Matière Noire.
La masse, selon Einstein, est en en effet une force qui, en quantité suffisante est capable de courber l’espace-temps, et donc le trajet de la lumière. Mais il restait tout de même à apporter une preuve que ces équations étaient correctes en ce qui concerne la Matière Noire. Et c’est justement ce que viennent de faire des chercheurs en s’appuyant sur les données du Télescope Cosmologique d’Atacama.
Le télescope lui même est assez particulier. La longueur d’onde de la lumière d’événements distants dans le passé tend à se décaler vers la droite du spectre visible – or la lumière est en soit un phénomène électromagnétique comme les ondes radio, par exemple. En ce qui concerne le Bing Bang, l’événement est si éloigné de nous que sa lumière s’est décalée plus loin dans le domaine radio, dans la plage des microondes.
Ce télescope est ainsi spécialement conçu pour observer le rayonnement cosmique causé par le Big Bang. Au prix d’intenses efforts ils sont parvenus à calculer une cartographie précise de la matière entre le Big Bang et nous. Sans utiliser les équations de Albert Einstein, ils se sont rendu compte que la matière, matière noire incluse, était bel et bien là où la théorie de la relativité générale l’avait prédit – ce qui confirme une nouvelle fois son imparable exactitude.
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