On a l’habitude des déclarations optimistes de Sam Altman, CEO d’OpenAI, sur l’intelligence artificielle. Mais récemment, lors d’une intervention à Davos, à l’occasion d’un événement organisé par Bloomberg, celui-ci n’a pas caché son inquiétude par rapport aux besoins énergétiques de l’IA. Comme le rapportent nos confrères de Reuters, Altman a admis que l’IA va consommer plus d’énergie que prévu. Et afin de soutenir le développement de cette technologie, une percée sur le secteur énergétique est nécessaire.
Pour que l’intelligence artificielle se développe dans le futur, on aurait besoin d’une énergie solaire moins chère, ou de la fusion nucléaire. “Il n’y a aucun moyen d’y parvenir sans une percée”, a-t-il déclaré. “Cela nous motive à investir davantage dans la fusion.” Par ailleurs, comme l’explique Reuters, Sam Altman a personnellement investi 375 millions de dollars dans une entreprise américaine spécialisée dans la fusion nucléaire, appelé Helion Energy, en 2021.
En mai 2023, Helion Energy a décroché un contrat avec Microsoft afin de fournir de l’énergie à la firme de Redmond via sa première centrale électrique à fusion, dont le déploiement est prévu en 2028. “Nous sommes extrêmement fiers de compter Microsoft comme premier client ! Avec ce partenariat, non seulement nous avançons le calendrier pour avoir de l’énergie de fusion commerciale sur le réseau, mais nous soutenons également l’objectif de Microsoft d’avoir un bilan carbone négatif d’ici 2030”, avait déclaré l’entreprise. Sinon, il est à rappeler que Microsoft est un gros investisseur d’OpenAI, ainsi que son fournisseur de ressources informatiques pour l’IA.
Une consommation astronomique, d’ici quelques années
En tout cas, ce n’est pas la première fois que cette question est soulevée. En octobre 2023, alors que ChatGPT existait déjà depuis un an, le New York Times a relayée une étude réalisée par Alex de Vries, doctorant à la Vrije Universiteit Amsterdam, à ce sujet. Selon cette étude, dans un scénario intermédiaire, les serveurs utilisés pour l’IA pourraient consommer entre 85 et 134 térawattheures (Twh) par an, d’ici 2027. Ce serait l’équivalent de la consommation de pays comme l’Argentine, les Pays-Bas ou la Suède. De ce fait, pour ne pas augmenter les émissions de carbone, il est important de s’assurer que les modèles d’IA utilisent des sources d’énergie propres.
Digiconomist, l’entreprise de De Vries, publie également des estimations de la consommation d’énergie et des émissions de carbone du Bitcoin. Mais pour l’IA, la tâche a été plus complexe, puisque les sociétés comme OpenAI, Microsoft ou Google ne publient pas de données précises sur l’usage de l’intelligence artificielle. Pour contourner ce problème, le chercheur s’est appuyé sur les projections de ventes de serveurs A100 par Nvidia et sur la consommation de ce produit. En effet, 95 % des unités vendues devraient être utilisées pour l’intelligence artificielle.
- Sam Altman, le CEO d’OpenAI, est préoccupé par la consommation d’énergie de l’intelligence artificielle
- Selon lui, une percée énergétique sera nécessaire pour que la technologie se développe
- Et parmi les options qu’il évoque, il y a la fusion nucléaire
- Sam Altman a d’ailleurs déjà investi dans un spécialiste américain de la fusion nucléaire, qui a déjà signé un contrat avec Microsoft
- On estime que d’ici 2027, l’IA aura une consommation d’électricité équivalente à celle de pays comme l’Argentine ou les Pays-Bas
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Mouais… Sacré Sam, c’est bien les rêveurs mais la fusion n’est pas prête et il a de la marge avant de consommer autant d’elec.